Enseignants : comment réussir sa rentrée ?

Les vacances d’été touchent à leur fin. Les enseignants reprendront le chemin de l’école ce lundi 1er septembre, veille de rentrée des élèves. Pour bien entamer l’année scolaire, à chacun sa méthode.

Olivier Thillais professeur directeur école Boudeville

Olivier Thillais, professeur et directeur d'école primaire à Boudeville (Haute-Normandie).

Il n’y a pas que les élèves qui doivent reprendre le rythme ! Olivier Thillais, professeur et directeur d’une petite école primaire de deux classes à Boudeville (Haute-Normandie), veille à reprendre des horaires réguliers de lever et de coucher quelques jours avant la rentrée : « Il est important d’apparaître reposé et décontracté afin d’être disponible pour répondre aux attentes des nouveaux élèves ». Cet enseignant consacre ses derniers jours de congés à revoir l’emploi du temps de ses élèves et à planifier les premiers chapitres dans chaque discipline enseignée. « En parallèle, précise-t-il, je relance l’organisation administrative de l’école : courrier, état des livraisons, listings, bilan de la coopérative scolaire… »

Séverine Vancauwenberghe, professeur de mathématiques dans un lycée de Dunkerque (Nord), a retravaillé ses cours depuis 15 jours et révisé les niveaux qu’elle n’a pas eus en charge depuis plusieurs années : « j’essaie de toujours me remettre en question et de changer les activités données aux élèves d’une année sur l’autre. »

« L’élève doit savoir ce qui l’attend »

Côté look, le 2 septembre, Olivier Thillais sait déjà qu’il choisira des vêtements avec lesquels il se sent à l’aise. Mais il insiste : « la tenue n’est pas à négliger. Elle aide à poser le statut de l’enseignant face à ses élèves. Un enseignant trop décontracté aura quelques difficultés à poser naturellement son autorité. » Séverine est du même avis : « En général, j’évite le jean la première semaine. Il faut éviter de s’habiller trop cool afin de bien marquer la différence prof-élèves, surtout quand on débute. »

La priorité reste, bien sûr, d’établir une relation de travail avec les élèves. Concrètement, Olivier Thillais consacre la première matinée de classe à la distribution des fournitures scolaires, à la présentation des cahiers et classeurs. Ensuite, souligne-t-il, « on évoque les règles de vie à l’école et les règles de travail dans la classe : comment présenter son travail, les points sur lesquels l’enseignant attache beaucoup d’importance, comment solliciter de l’aide, comment seront-ils évalués… Il faut rassurer les élèves, leur montrer que l’on est là pour eux et que chacun progressera à son rythme. L’enseignant ne doit pas être perçu comme celui qui met des notes mais comme celui qui les accompagne dans leur progression. L’élève doit savoir ce qui l’attend dans l’année, ainsi il reviendra le lendemain en terrain connu ! » Une fois le décor planté, Olivier Thillais consacre la première séance pédagogique à la lecture de contes ou, selon les années, d’un premier livre de lecture suivie.

Au lycée, Séverine Vancauwenberghe indique que la première heure de cours comprend une phase importante de « prise de contact ». Mais dès le départ, elle met un point d’honneur à mettre au travail ses élèves, « avec une activité de révisions, en lien avec le premier chapitre que j’aborderai avec eux ».

« Ne pas trop demander aux élèves après la classe »

Les erreurs à éviter ? « Trop demander aux élèves après la classe« , estime Olivier Thillais, « ce qu’attend l’enseignant de l’élève doit se faire en classe. En dehors, les activités périscolaires et les activités en famille renforceront l’épanouissement de l’enfant et ses compétences : laissons à nos élèves ces temps de repos, de jeux. Ils seront ainsi plus concentrés et plus mobilisés en classe ».

Dans le secondaire, Séverine Vancauwenberghe conseille aux professeurs débutants « de ne pas montrer leur stress, d’être rigoureux et assez stricts dès la première heure. Ne pas hésiter, par exemple, à demander aux élèves de rester debout tant que le prof n’a pas dit de s’asseoir, ne pas permettre de bavardage… »

Mais même après une vingtaine d’années d’enseignement, Séverine Vancauwenberghe confie être toujours « un peu stressée » à la veille de la rentrée : « il y a une appréhension lors de la découverte de l’emploi du temps le jour de la pré-rentrée. Chaque année, les horaires changent et supposent une nouvelle organisation personnelle. On croise aussi les doigts pour avoir une classe calme… » Pour Olivier Thillais, la principale crainte repose plutôt sur sa fonction de directeur d’école : « Je redoute le calendrier très chargé du mois de septembre. » Car, dit-il, en plus de toutes les démarches habituelles de rentrée vont s’ajouter les consultations sur les nouveaux programmes et, notamment, la mise en place du conseil école-collège

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