Cours en ligne : après le MOOC, le SPOC

Critiqués pour leur fort taux d'échec de l'autre côté de l'Atlantique, les MOOC n'ont plus la côte aux Etats-Unis et pourraient bientôt être éclipsés par les SPOC (pour small private online classes).

© olly – Fotolia.com

Alors qu’en France, les inscriptions à la première plate-forme nationale de MOOC viennent de s’ouvrir, aux Etats-Unis, ces cours multimedia en ligne ouverts à tous, critiqués, sont déjà en perte de vitesse. Et une nouvelle forme d’enseignement en ligne est en train d’émerger : il s’agit des SPOC (small private online classes).

Manque d’interaction dans les MOOC

Les MOOC sont notamment incriminés outre-Atlantique pour le nombre élevé d’étudiants qui abandonnent avant la fin du cursus. L’Université de San José a d’ailleurs suspendu la diffusion de ses MOOC sur la plate-forme Udacity, car le taux d’abandon chez les étudiants inscrits, 56 % en moyenne, atteignait 76 % sur certaines matières.

Une situation que les détracteurs du modèle attribuent au peu d’interaction entre enseignants et étudiants, le professeur ne pouvant répondre aux sollicitations des milliers de personnes qui suivent le MOOC. Selon la BBC, il y aurait eu davantage d’inscriptions aux MOOC d’Harvard en 1 an qu’à l’université pendant ses 377 ans d’existence !

Les MOOC bientôt supplantés par les SPOC ?

C’est dans ce contexte qu’ont commencé à émerger les SPOC, expérimentés par exemple à Harvard et San José. Il s’agit toujours de cours multimedia en ligne, mais réservés à un petit groupe d’élèves. Ils visionnent le cours avant de se rendre en classe « réelle », avec un enseignant qui consacre alors son temps à développer les notions évoquées dans la vidéo, répondre aux questions et expliquer les points difficiles. Le SPOC peut également inclure des éléments d’évaluation type MOOC.

San José, dont l’expérience MOOC avait été peu concluante, a conclu un partenariat SPOC avec la plate-forme Edx, dont les premiers résultats sont encourageants. Selon un enseignant de l’université, cité par Slate, 91 % des étudiants ont obtenu leur examen à la fin du cours basé sur le SPOC, contre 65 % en moyenne les années précédentes.

Une approche pas si révolutionnaire ?

Le concept du SPOC semble finalement proche de celui de « classe inversée » déjà expérimenté depuis quelques temps. Lors d’une « classe inversée« , les élèves visionnent une vidéo du cours enregistrée par l’enseignant sur Youtube avant d’aller en classe.

C’est également une approche défendue par Salman Khan, fondateur de la Khan Academy : il avait en effet encouragé les enseignants à utiliser les vidéos pédagogiques mises en ligne sur la plate-forme pour « inverser la classe ».

Source(s) :
  • slate.fr, blogoergosum.com, bbc.co.uk, e-orientations.com, educadis.fr

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