La grève du 31 janvier 2013 suivie par près d'1 professeur des écoles sur 3
30 % des enseignants du primaire seront en grève le 31 janvier 2013, jour de mobilisation nationale de la Fonction publique, annonce le Snuipp-FSU dans un communiqué. Dans 9 départements (07, 08, 23, 30, 45, 57, 64, 13), près de 50 % des profs seront grévistes, souligne le premier syndicat du primaire, pour qui cette mobilisation "inégale mais réelle [...] témoigne du trouble existant aujourd'hui dans les écoles".
Pour une revalorisation salariale des profs du primaire
Déplorant "le déclassement salarial dont sont victimes les enseignants des écoles, les écarts avec leurs collègues du secondaire reconnus par le ministre lui-même", le syndicat rappelle que "beaucoup d'efforts sont aujourd'hui demandés aux enseignants sans que leurs revendications en terme d'amélioration des conditions de travail et de pouvoir d'achat n'obtiennent de réponses concrètes". La réforme des rythmes scolaires, par exemple, "a mis sur le devant de la scène la nécessité de revaloriser les enseignants des écoles", estime le Snuipp, rappelant que la pétition sur la revalorisation salariale des profs du premier degré lancée par le syndicat a recueilli près de 19 000 signatures.
Des propositions "sérieuses" réclamées
"Les enseignants ne veulent plus se contenter de discours bienveillants du gouvernement et veulent du changement 'pour de vrai'", conclut le Snuipp, qui réclame "au gouvernement et au ministre d'ouvrir des discussions et de mettre sur la table des propositions sérieuses".
A l'appel d'une intersyndicale de la Fonction publique, une journée de grève nationale sera organisée ce jeudi 31 janvier pour dénoncer l'impact de la politique d'austérité du gouvernement sur les services publics et la dégradation des conditions de travail et de rémunération des fonctionnaires. Plusieurs organisations enseignantes ont appelé les professeurs à se joindre au mouvement, notamment dans l'enseignement professionnel où une intersyndicale a invité à la mobilisation massive.
En outre, le Snes et le Snasub, déplorant le flou du projet de loi d'orientation sur le devenir de l'orientation scolaire, ont encouragé les personnels des CIO de l'Education nationale à participer à la manifestation.

