Olivier Poivre d’Arvor : « sur France Culture Plus, il y aura de tout pour les étudiants mais uniquement du bon »

L’invité

France Culture lance, ce lundi 26 novembre, France Culture Plus, un webmédia destiné aux étudiants et au monde universitaire. Entretien avec Olivier Poivre d’Arvor, le directeur de la station.

Olivier Poivre-d'Arvor crédits photo : Radio France / Christophe Abramowitz

France Culture Plus s’apprête à être mise en ligne : de quoi s’agit-il ?

France Culture Plus est un webmédia étudiant qui combine, sur une même adresse IP  et en accès libre, quatre approches distinctes. D’une part, le Campus France Culture rendra accessible dès l’ouverture des contenus produits par une quarantaine d’universités et de grandes écoles françaises. Et nous espérons compter une centaine de partenaires d’ici la fin de l’année. D’autre part, la Sélection de France Culture comprendra des podcasts d’émissions choisies de France Culture parce qu’elles correspondent aux attentes des étudiants. Ces ressources seront réunies sous la forme de dossiers éditoriaux. C’est un point essentiel : l’angle média différencie France Culture Plus d’une simple bibliothèque de contenus. Il y aura aussi une approche webradio avec Radio Campus. Il est important de donner voix aux 24 radios de campus, avec trois émissions dont une musicale intitulée « Starting block » et un magazine de société « Univox ». France Culture Factory, notre laboratoire d’idées originales, correspond au quatrième volet de France Culture Plus. Cette offre proposera des programmes originaux couvrant les différentes facette de la vie étudiante. Dès le lancement, nous diffuserons six programmes exclusifs, avec l’objectif d’une vingtaine début 2013. Radio Thésards proposera notamment des entretiens de 4 à 5 minutes avec des jeunes doctorants, dont les thèses portent, par exemple, sur le dégoût ou l’approche sémantique de l’amour.

Est-ce une opération de conquête d’un public qui n’écoute pas France Culture, en l’occurrence les jeunes ?

Je n’aime pas le terme conquête car nous ne faisons pas dans une course à l’audimat. Il s’agit plutôt d’une opération d’ouverture. Dans l’esprit de ses pères fondateurs, France Culture devait être une université populaire. Ainsi, nous adressons une offre correspondant aux besoins des étudiants, sur un rythme hebdomadaire. L’objectif étant, à terme, que les étudiants soient eux-mêmes à l’origine des projets. Une émulation est en train de se créer puisque, dans le cadre du concours de créations sonores que nous avons lancé, nous avons déjà recueilli une soixantaine de productions étudiantes.

Qui « animera » cette webradio ? Des journalistes de France Culture ?

Pour l’instant, l’équipe multimédia de franceculture.fr sera seule aux manettes sous la direction éditoriale de la chaîne. Nous allons fonctionner à effectif constant, avec nos ressources internes.

Quelle place occuperont les enseignants ?

Il n’y a pas de place réservée. Ceci dit, bien que nous ayons une approche étudiante, nous nous adresserons aussi aux enseignants dans la mesure où France Culture Plus vise le monde universitaire dans sa globalité. Toutefois, nous ne sommes pas là pour donner la parole à tous les acteurs du monde universitaire mais surtout pour leur adresser des contenus ciblés.

Que vont produire les universités partenaires ? Peut-on imaginer des cours diffusés sur cette radio ?

Le contenu du Campus France Culture sera très hétérogène. Il comprendra aussi bien des cours que des conférences ou des colloques. Toute la matière sonore et audiovisuelle emmagasinée par les universités et grandes écoles peut potentiellement être mise en ligne. Il y aura de tout pour les étudiants, mais uniquement du bon.

1 commentaire sur "Olivier Poivre d’Arvor : « sur France Culture Plus, il y aura de tout pour les étudiants mais uniquement du bon »"

  1. Nono  20 décembre 2012 à 15 h 34 min

    Excellente initiative; mais cela commence mal : pourquoi ce snobisme du franglais superflu ?
    Vous viendra-t-il enfin à l’idée que la langue française a besoin d’être défendue même si les universités succombent souvent à l’hégémonie anglo-saxonne ?

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