Autonomie des universités : pour Fioraso, « les présidents et leurs équipes [...] sont capables de gérer leurs établissements »

La femme

Geneviève Fioraso a adressé jeudi un courrier aux 14 présidents d'université qui lui avaient demandé de reprendre "la ges­tion de la masse sala­riale" des établissements. Elle y défend fermement l'autonomie, "seule solution pour asseoir durablement la position internationale de notre système d'enseignement supérieur".

Geneviève Fioraso a répondu jeudi aux 14 présidents d’université qui lui avaient demandé la semaine dernière de reprendre « la ges­tion de la masse sala­riale et des postes des per­son­nels titu­laires » dans les facultés.

Vers une « autonomie de décision et de choix stratégique »

Dans un courrier, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche défend l’autonomie, qui, « dans une perspective de coopération et d’émulation, est la seule solution pour asseoir durablement la position internationale de l’ensemble de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, et pas seulement de quelques sites et de quelques établissements prestigieux ». « Plus qu’une autonomie de gestion, elle doit être également une autonomie de décision et de choix stratégique », écrit-elle.

Elle reconnaît toutefois les « difficultés d’un passage à l’autonomie mal préparé et mal accompagné », et admet que les présidents « prennent leurs « fonctions dans une situation inconfortable ». Elle reste cependant « persuadée qu’avant de les quitter », ils se trouveront dans « une situation plus facile ». L’autonomie devra reposer « sur une identité affirmée et une différenciation assumée des établissements », être « accompagnée, justement, à proportion des besoins et des difficultés particulières de chaque université », affirme-t-elle. Le « rééquilibrage » promis par les « 3 000 emplois supplémentaires » prévus au budget 2013-2015, le dispositif d’accompagnement qui remplacera la « tutelle rectorale », ou encore la réforme du modèle Sympa à venir en 2014, iront dans ce sens.

Les modalités d’élections des présidents d’université « doivent être modifiées »

Elle indique en outre que « l’élection des présidents d’université, dans des conditions dont les modalités doivent être profondément modifiées [...], leur confère une responsabilité particulière », et affirme qu’elle ne laissera « personne affirmer, sans réagir et sans défendre vigoureusement les universités, que leurs présidents et leurs équipes ne sont pas capables de gérer leurs établissements ».

Mercredi, 14 présidents d’université, dont Anne Fraïsse, pré­si­dente de l’université Montpellier-III, Jean-Michel Minovez, pré­sident de l’université Toulouse-II Le Mirail et Danielle Tartakowsky, pré­si­dente de l’université Paris-VIII, avaient écrit à Geneviève Fioraso pour réclamer une reprise de la gestion de la masse salariale des établissements par l’Etat. Ils rappelaient qu’ils n’avaient « pas été élus pour réduire les postes, dimi­nuer les cré­dits consa­crés à la for­ma­tion, la recherche ou la docu­men­ta­tion » et qu’une telle mesure leur « permettrait de « faire [leur] métier » plu­tôt que « de dépen­ser temps et éner­gie à cher­cher déses­pé­ré­ment quelle ligne bud­gé­taire ou quels postes sup­pri­mer pour pou­voir assu­rer la rému­né­ra­tion de [leurs] col­lègues ».

Source(s) :
  • AEF

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