19.11.2012
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Autonomie des universités : pour Fioraso, "les présidents et leurs équipes [...] sont capables de gérer leurs établissements"

Geneviève Fioraso a adressé jeudi un cour­rier aux 14 pré­si­dents d'université qui lui avaient demandé de reprendre "la ges­tion de la masse sala­riale" des établis­se­ments. Elle y défend fer­me­ment l'autonomie, "seule solu­tion pour asseoir dura­ble­ment la posi­tion inter­na­tio­nale de notre sys­tème d'enseignement supérieur".

Geneviève Fioraso a répondu jeudi aux 14 pré­si­dents d'université qui lui avaient demandé la semaine der­nière de reprendre "la ges­tion de la masse sala­riale et des postes des per­son­nels titu­laires" dans les facultés.

Vers une "auto­no­mie de déci­sion et de choix stratégique"

Dans un cour­rier, la ministre de l'Enseignement supé­rieur et de la recherche défend l'autonomie, qui, "dans une pers­pec­tive de coopé­ra­tion et d'émulation, est la seule solu­tion pour asseoir dura­ble­ment la posi­tion inter­na­tio­nale de l'ensemble de notre sys­tème d'enseignement supé­rieur et de recherche, et pas seule­ment de quelques sites et de quelques établis­se­ments pres­ti­gieux". "Plus qu'une auto­no­mie de ges­tion, elle doit être égale­ment une auto­no­mie de déci­sion et de choix stra­té­gique", écrit-elle.

Elle recon­naît tou­te­fois les "dif­fi­cul­tés d'un pas­sage à l'autonomie mal pré­paré et mal accom­pa­gné", et admet que les pré­si­dents "prennent leurs "fonc­tions dans une situa­tion incon­for­table". Elle reste cepen­dant "per­sua­dée qu'avant de les quit­ter", ils se trou­ve­ront dans "une situa­tion plus facile". L'autonomie devra repo­ser "sur une iden­tité affir­mée et une dif­fé­ren­cia­tion assu­mée des établis­se­ments", être "accom­pa­gnée, jus­te­ment, à pro­por­tion des besoins et des dif­fi­cul­tés par­ti­cu­lières de chaque uni­ver­sité", affirme-t-elle. Le "rééqui­li­brage" pro­mis par les "3 000 emplois sup­plé­men­taires" pré­vus au bud­get 2013–2015, le dis­po­si­tif d'accompagnement qui rem­pla­cera la "tutelle rec­to­rale", ou encore la réforme du modèle Sympa à venir en 2014, iront dans ce sens.

Les moda­li­tés d'élections des pré­si­dents d'université "doivent être modifiées"

Elle indique en outre que "l'élection des pré­si­dents d'université, dans des condi­tions dont les moda­li­tés doivent être pro­fon­dé­ment modi­fiées [...], leur confère une res­pon­sa­bi­lité par­ti­cu­lière", et affirme qu'elle ne lais­sera "per­sonne affir­mer, sans réagir et sans défendre vigou­reu­se­ment les uni­ver­si­tés, que leurs pré­si­dents et leurs équipes ne sont pas capables de gérer leurs établissements".

Mercredi, 14 pré­si­dents d'université, dont Anne Fraïsse, pré­si­dente de l'université Montpellier-III, Jean-Michel Minovez, pré­sident de l'université Toulouse-II Le Mirail et Danielle Tartakowsky, pré­si­dente de l'université Paris-VIII, avaient écrit à Geneviève Fioraso pour récla­mer une reprise de la ges­tion de la masse sala­riale des établis­se­ments par l'Etat. Ils rap­pe­laient qu'ils n'avaient "pas été élus pour réduire les postes, dimi­nuer les cré­dits consa­crés à la for­ma­tion, la recherche ou la docu­men­ta­tion" et qu'une telle mesure leur "per­met­trait de "faire [leur] métier" plu­tôt que "de dépen­ser temps et éner­gie à cher­cher déses­pé­ré­ment quelle ligne bud­gé­taire ou quels postes sup­pri­mer pour pou­voir assu­rer la rému­né­ra­tion de [leurs] collègues".


Source(s) :
  • AEF
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