17.10.2012
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Rythmes scolaires : vers une journée de 5 heures à l'école primaire

Le ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon a pré­senté hier aux fédé­ra­tions de l'éducation une nou­velle orga­ni­sa­tion de la jour­née à l'école, avec 5 heures de cours sui­vies d'aide aux devoirs.

Vincent Peillon a pré­senté hier aux syn­di­cats de l'éducation son pro­jet de nou­velle orga­ni­sa­tion de la jour­née et de l'année sco­laires. Dans le scé­na­rio minis­té­riel, "qui reste à pré­ci­ser", l'année comp­tera tou­jours 36 semaines de cours : les grandes vacances res­tent inchangées.

Le volume de cours heb­do­ma­daire pas­sera lui de 24 à 23 heures. Grâce au mer­credi matin tra­vaillé (3 heures), la jour­née de cours com­plète sera allé­gée à 5 heures, aux­quelles s'ajouteront une demi-heure par jour d'aide au devoirs ou d'accompagnement par un ensei­gnant, ou d'activités cultu­relles et spor­tives assu­rées par les col­lec­ti­vi­tés locales. La répar­ti­tion des élèves entre ces acti­vi­tés devra être déter­mi­née par les syn­di­cats de l'éducation et les col­lec­ti­vi­tés locales.

Les enfants pour­ront ainsi finir les cours dès 15h30, et un ensei­gnant assu­rant l'aide aux devoirs pour­rait quit­ter l'école à 16h.

Contrepartie finan­cière pour le mer­credi matin travaillé

Le pas­sage à la semaine de 4,5 jours se ferait tou­te­fois avec un nombre d'heures de ser­vice annuelles "constant" pour les pro­fes­seurs des écoles (27 heures), a pré­cisé le ministre de l'Education natio­nale. Si les ensei­gnants assurent deux heures d'aide aux devoirs par semaine, il res­tera donc à négo­cier deux autres heures de ser­vice : ren­contres avec la famille, for­ma­tion pédagogique...

Selon le SNUipp, ce chan­ge­ment de rythme s'accompagnera par ailleurs d'une contre­par­tie finan­cière : "le ministre a annoncé qu'au vu du coût en termes de garde d'enfant et de frais de dépla­ce­ment que repré­sente le mer­credi matin sup­plé­men­taire, des éléments de com­pen­sa­tion finan­cière seront à dis­cu­ter dans les négo­cia­tions". Laurent Escure, secré­taire géné­ral de l'Unsa Education, confirme que le ministre "com­prend cette nécessité".

Des dis­cus­sions à ce sujet sont pré­vues la semaine pro­chaine, selon les syndicats.

Source(s) :
  • AFP, snuipp.fr, la-croix.com

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le 20 octobre 2012

Enseignant à la retraite, je trouve que les modi­fi­ca­tions pré­vues ne peuvent être que béné­fiques, si des moyens finan­ciers sont accor­dés et que les muni­ci­pa­li­tés jouent le jeu. Tant de ministres ont pro­mis, ne par­lons pas du fos­soyeur de l'école, le ministre précédent !

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