Le concours enseignants désormais placé en fin de M1
Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale, a indiqué hier lors d'une rencontre avec les organisations syndicales que le concours enseignants sera, à partir de 2013, placé en fin de M1. Il a également annoncé que ce concours devra intégrer une part de professionnalisation.
Selon Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, des discussions seront organisées dans les prochains jours afin de définir plus précisément les modalités d'organisation du futur concours. La place de l'épreuve d'admission sera notamment évoquée : on ignore encore si elle sera organisée dans le même temps que l'épreuve d'admissibilité.
Pour Christian Chevalier, ce n'est "pas forcément la place idéale". "Il ne faudrait pas que la première année de master soit consacrée à la préparation du concours", redoute-t-il.
Si le concours est placé en M1, il faudra en outre éviter soigneusement l'écueil d'une "formation consécutive", affirme le secrétaire général, plaidant pour "une véritable formation simultanée en 2 ans".
Certes, placer le concours en fin de M1 permettra d'accroître le vivier de candidats, les effectifs étant plus importants en M1 qu'en M2, admet Christian Chevalier. Mais d'ici 3 à ou 4 ans, lorsque la crise de recrutement se sera tassée, la place du concours devra être rediscutée, estime-t-il.
L'organisation d'un concours enseignants en fin de M1 ne fait pas consensus. Le GRFDE avait notamment affirmé il y a quelques jours qu'un tel dispositif n'était "ni souhaitable ni viable".

