15.10.2012
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Pierre de Masterchef : mon expérience d'enseignant a été très positive

Pierre de l'émission Masterchef de TF1 (à retrou­ver jeudi pro­chain à 20h50) est un des plus brillants can­di­dats, tou­jours en com­pé­ti­tion. Avant d'être un grand cui­si­nier, Pierre a été ensei­gnant. Il revient pour nous sur sa car­rière de pro­fes­seur d'éducation musi­cale, et sur ses pro­jets d'avenir.

Pierre MASTERCHEF 3Pierre, vous êtes un cor­don bleu, mais avant d'être un brillant can­di­dat de Masterchef, vous avez été pro­fes­seur d'éducation musi­cale. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur cette expé­rience et sur ce qu'elle vous a apporté ?

Cette expé­rience a été très enri­chis­sante. J'ai ensei­gné cinq ans, en comp­tant mon année de stage. Au départ, ce n'était pas par­ti­cu­liè­re­ment une voca­tion, j'ai fait ce choix à la fin de mes études de musi­co­lo­gie, parce que c'était un débou­ché pra­tique. J'ai passé mon CAPES, et à 22 ans, je me suis retrouvé ensei­gnant. Pour ma pre­mière année d'affectation, j'ai été TZR (titu­laire sur zone de rem­pla­ce­ment) dans l'académie de Créteil, en Seine-Saint-Denis. J'ai ensuite reçu un mail de l'IPR de Créteil qui fai­sait un appel à poste pour faire par­tie de l'équipe qui allait construire l'internat d'excellence de Sourdun. J'y ai répondu et j'ai été sélec­tionné. Pouvoir pilo­ter un pro­jet, pro­gram­mer une vie cultu­relle, sur l'opéra par exemple, tra­vailler sans contrainte horaire, avec des classes en effec­tifs réduits : pour moi, les condi­tions étaient idéales, et je me suis vrai­ment régalé pen­dant les trois ans où j'y ai ensei­gné. Cependant, au bout de ces cinq années d'enseignement en tout, même si elles furent très posi­tives, j'ai eu envie de faire autre chose, j'ai eu l'impression que je n'avais plus trop d'objectifs pour ma car­rière d'enseignant, et que peut-être aussi, je n'avais pas assez la voca­tion pour ce métier. Et l'idée de me consa­crer entiè­re­ment à la cui­sine a fait son chemin.

Vous êtes pas­sionné par la musique, mais égale­ment par la cui­sine. Comment est née cette pas­sion, com­ment avez-vous appris à cui­si­ner à un si haut niveau ?

J'ai tou­jours été attiré par la cui­sine, depuis tout petit, mais ce goût s'est vrai­ment déve­loppé à par­tir de l'âge de 18 ans, quand j'ai com­mencé à me faire à man­ger. Un de mes loi­sirs favo­ris quand j'étais étudiant était d'aller dans des res­tau­rants gas­tro­no­miques. J'ai com­mencé à choi­sir à ce moment-là avec atten­tion mes pro­duits, et à affi­ner mon palais lors de mes dégus­ta­tions au res­tau­rant. C'est ainsi que j'ai appris, je n'ai jamais suivi de cours, pour pro­gres­ser, j'ai acheté des livres de cui­sine, d'un niveau de plus en plus élevé. Ce que j'aime en cui­sine, c'est que l'on apprend sans cesse, un pro­duit n'est jamais fini, de nou­velles tech­niques appa­raissent tout le temps. Et petit à petit, la cui­sine a pris tel­le­ment d'importance que j'ai décidé de m'y consa­crer entièrement.

Comment est venue l'idée de par­ti­ci­per à l'émission Masterchef ?

J'ai regardé la sai­son 2, qui m'avait beau­coup plu, et pour un pas­sionné de cui­sine, il y a un phé­no­mène d'identification assez immé­diat avec les can­di­dats. Je me suis dit que je pour­rai faire aussi bien. Suite à cette sai­son, il y a eu un cas­ting pour la sai­son 3, et j'y ai répondu. J'étais à ce moment-là dans ma der­nière année à Sourdun, et je savais que je vou­lais chan­ger de car­rière, et deman­der une dispo pour suivre une for­ma­tion à la cui­sine. Je suis actuel­le­ment une for­ma­tion pour adultes en alter­nance de CAP de cui­sine dans un lycée hôte­lier. Je rede­viens élève après avoir été prof !

Votre par­ti­ci­pa­tion à l'émission vous a-t-elle aidé à pro­gres­ser dans votre pratique ?

Oui, bien sûr, je m'en rends compte dans ma for­ma­tion actuelle de CAP : je connais déjà la plu­part des tech­niques culi­naires, que l'émission m'a per­mis de per­fec­tion­ner, en me frot­tant aux autres can­di­dats et aux avis des grands chefs. Et le fait d'avoir par­ti­cipé à l'émission me per­met de me for­mer dans un établis­se­ment étoilé. Mais je n'oublie pas mon ancienne car­rière : je vais faire aujourd'hui une démons­tra­tion culi­naire à Sourdun, dans le cadre de la Semaine du Goût !

Sandra Ktourza

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