Des chefs d'établissement submergés par l'administratif
Jacques Lanfranchi déplore, lui aussi, une hausse des tâches administratives : « l'académie nous demande des enquêtes pour la veille », ironise-t-il. Des questionnaires portant, par exemple, sur l'aide personnalisée ou les langues vivantes. Sans parler de la « base élèves » qu'il faut remplir... « Je parviens encore à tout faire mais pas toujours dans les délais. Et j'ai la chance d'exercer dans une école tranquille... Il y a 10 ans, le 25 septembre j'avais terminé les principales tâches administratives liées à la rentrée. Cette année, je ne suis pas sûr d'avoir fini à la Toussaint. »
« On saute du coq à l'âne »
Dans l'enseignement secondaire, l'administratif est également devenu chronophage. « Les pertes d'effectifs dans les rectorats et l'informatisation ont généré le transfert de nouvelles missions dans le désordre », déplore Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat des personnels de direction SNPDEN et proviseur du lycée Victor-Duruy à Paris (7e). « Nous faisons l'objet d'un déversement continu de demandes du rectorat et des services... C'est très envahissant. Le drame c'est que les urgences sont noyées au milieu de demandes secondaires. » Selon lui, chaque jour est une « aventure » : « hormis les réunions planifiées, on saute du coq à l'âne sans arrêt. » Avec une hantise : devoir pallier l'absence d'un enseignant. Comment faire dans de telles conditions ? « Un bon proviseur doit être multitâche, reconnu comme le leader de la communauté, qui ne passe pas son temps à satisfaire toutes les demandes. Le plus important reste le pilotage pédagogique. On n'est pas dans le cockpit d'un avion, il y a des tas de fausses urgences qu'il faut savoir traiter comme telles ! »
Charles Centofanti


Les chefs d'établissement ne parlent jamais des petites mains qui sont dans les bureaux d'à côté. Pourtant nous sommes souvent considérées comme leur propriété, "ma secrétaire", ma chose... Nous donnons beaucoup de notre temps pour décharger nos chefs d'établissement. Pour nous aussi c'est une aventure, or nous n'avons pas les mêmes salaires...
Messieurs et mesdames les chefs d'établissement, pensez un peu à vos secrétaires !
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