09.10.2012
1 réaction

Les peintres flamands au Palais des Beaux-arts de Lille

L'exposition "Fables du pay­sage fla­mand" vient d'ouvrir ses portes au Palais des Beaux-arts de Lille (jusqu'au 14 jan­vier). Un voyage mer­veilleux au tra­vers des pay­sages des peintres belges du 16 e siècle, Bosch, Brueghel, Bles, Bril ou Patinir, mais aussi d'autres moins connus, attend le visi­teur. Présentation.
Méditation de saint Jean Baptiste, Jérôme Bosch, Madrid, Musée Lazaro Galdiano

Jérôme Bosch Méditation de saint Jean Baptiste
Madrid, Museo Lázaro Galdiano © Madrid, Museo Lázaro Galdiano

Cliquez ici pour voir la photo dans sa taille originale.

Suiveur de Bosch, Le paradis, Vienne

Jérôme Bosch (sui­veur de)
Le para­dis, vers 1539 © Vienne, Kunsthistorisches Museum

Cliquez ici pour voir la photo dans sa taille originale.

Pieter Brueghel le Jeune, Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux,Tournai

Pieter Brueghel le Jeune
Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux
Tournai, Musée des Beaux-Arts © Tournai, Musée des Beaux-Arts

Cliquez ici pour voir la photo dans sa taille originale.

Hendrick van Cleef, La tour de Babel, Fondation Custodia

Hendrick van Cleef
La tour de Babel
Paris, Fondation Custodia, Institut néer­lan­dais
© Fondation Custodia, Collection Frits Lugt, Paris

Cliquez ici pour voir la photo dans sa taille originale.

  • Méditation de saint Jean Baptiste, Jérôme Bosch, Madrid, Musée Lazaro Galdiano
  • Suiveur de Bosch, Le paradis, Vienne
  • Pieter Brueghel le Jeune, Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux,Tournai
  • Hendrick van Cleef, La tour de Babel, Fondation Custodia

 

"Fables du pay­sage fla­mand" : le titre intrigue et l'on peut s'interroger sur le sens de "Fables". C'est que chaque pay­sage ici pré­senté contient une his­toire, une allé­go­rie, il est un monde à lui seul, où hommes, arbres, ani­maux, rochers parlent le même lan­gage et font sens.

Ainsi, l'homme est pay­sage, comme dans les extra­or­di­naires Allégories des sai­sons de Josse de Momper, mais le pay­sage est anthro­po­morphe égale­ment, et les rochers des pay­sages de Joachim Patinir, comme dans le "Paysage avec Saint Jérôme" sont hau­te­ment signifiants.

L'exposition pro­pose en tout une cen­taine d'œuvres, répar­ties en quatre par­ties : "le che­min de vie", "le monde fan­tas­tique", "fables sacrées, fables pro­fanes", "le monde mer­veilleux". Elle per­met au visi­teur d'avoir une repré­sen­ta­tion large de ce qu'est la pein­ture fla­mande  de la Renaissance, déve­lop­pée en par­ti­cu­lier autour d'Anvers, de Bruges et de Bruxelles.

Pour tra­vailler en classe

Le Palais des Beaux-arts de Lille pro­pose un dos­sier péda­go­gique (dis­po­nible en ligne ou en ver­sion papier, sur simple demande auprès du ser­vice péda­go­gique) réa­lisé par les ensei­gnants déta­chés du musée, extrêmement riche.

Des fiches thé­ma­tiques per­mettent d'aborder des sujets comme "la nais­sance du pay­sage" ou "le manié­risme du Nord" et sont com­plé­tées par des fiches d'œuvres per­met­tant d'approfondir le thème en ques­tion et de décryp­ter une œuvre pré­cise de l'exposition.
6 approches thé­ma­tiques sont ainsi dis­po­nibles et 12 œuvres sont cha­cune analysées.

Pour chaque fiche, des acti­vi­tés sont pro­po­sées pour le pre­mier et le second degrés, ainsi que pour l'enseignement professionnel ».

6 approches thé­ma­tiques sont en tout dis­po­nibles et 12 œuvres analysées.

Pour chaque fiche, des acti­vi­tés sont pro­po­sées pour le pre­mier et le second degrés, ainsi que pour l'enseignement professionnel.

A noter, l'exposition sera pré­sen­tée aux ensei­gnants les mer­cre­dis après-midi du 10 et 17 octobre à 14h30, sur simple ins­crip­tion auprès du ser­vice pédagogique

Au tra­vers de ces quatre par­ties, le visi­teur pourra décou­vrir des uni­vers mêlant reli­gion ("Le Portement de Croix" d'Abel Grimmer), fan­tas­tique ("L'air", "L'eau", "Le Feu", "La Terre" de Jan Brueghel l'Ancien), mytho­lo­gie ("Jonas et la baleine", Paul Bril), humour ("Le concert dans l'œuf", Pieter Brueghel le Jeune), effroi ("Triptyque du Jugement der­nier" de Jérôme Bosch), enfer ("La Chute de Lucifer" de Herri Met de Bles) et para­dis ("Le Paradis" de Jérôme Bosch).

Fantastique et quotidien

Le quo­ti­dien est égale­ment pré­sent dans les toiles des maîtres : on y voit les pay­sans tra­vailler aux champs, les tra­vaux de la mine ("Paysage avec tra­vaux de la mine" de Herri Met de Bles ) ou encore les bohé­miens ("Paysages avec des Bohémiens" de Cornelius van Dalem et Jan van Wechelen).

Faisant le lien avec l'exposition Babel (qui se ter­mine le 14 jan­vier), "Les Fables du pay­sage fla­mand" com­prennent une par­tie entiè­re­ment dédiée à la fameuse Tour : le visi­teur pourra ainsi voir le "Paysage avec la Tour de Babel" de Tobias Verhaecht, "La Destruction de la Tour de Babel" de Hans Bol, "La Tour de Babel" de Hendrick III van Cleve.

Cette magni­fique expo­si­tion est l'occasion de décou­vrir ou redé­cou­vrir les grands maîtres Bosch, Brueghel, Bles, Bril, Patinir ou les maîtres un peu moins connus tels que Jan Mandijn ou Kerstiaen de Keuninck, et de savou­rer leur impres­sion­nante modernité.

Sandra Ktourza

Vous souhaitez réagir sur cet article :

Open-close

Modération par la rédaction de VousNousIls.

Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Vos réactions :

Open-close
DK
le 23 novembre 2012

Très inté­res­sant votre article à l'occasion de l'exposition au Palais des Beaux-Arts de Lille sur le thème de la fable dans le pay­sage fla­mand. Les termes employés sont justes, à une excep­tion près : votre allu­sion en intro­duc­tion à des peintres "belges" du 16ème siècle. Il s'agit donc d'une simple rec­ti­fi­ca­tion. D'abord, il s'agit d'un ana­chro­nisme car la Belgique n'est appa­rue qu'au len­de­main de Waterloo, en 1830. Ensuite et sur­tout, votre expo­si­tion rap­pelle clai­re­ment l'histoire mul­ti­sé­cu­laire, par contraste, de la Culture fla­mande, i.c. l'Ecole de Peinture fla­mande. Qui plus est, outre la Flandre en zélande, certes très res­treinte, il se trouve sur­tout que les artistes-peintres fla­mands d'entre Dunkerque, Lille et Douai ont tout autant donné en la matière au fil du temps. D'où tout l'intérêt de réaf­fir­mer inlas­sa­ble­ment la pri­mauté de la Culture, uni­ver­selle par essence (même si l'univers, en l'espèce, c'est la Flandre uni­que­ment!), sur d'autres vocables appa­rus avec l'instauration de fron­tières issue des natio­na­lismes du 19ème siècle.

Signaler

1 réaction