Les Dérives de l'imaginaire ouvrent la saison au Palais de Tokyo aujourd'hui
28.09.2012 0


De grands noms de l'art contemporain s'emparent de l'imaginaire. Pour cette première partie, intitulée "Les Dérives de l'imaginaire"–la partie 2 étant programmée à partir du 17 octobre– les œuvres de deux artistes retiennent particulièrement l'attention.
C'est le cas par exemple de l'œuvre de Seth Price, jeune artiste new-yorkais. Il est présent dans cette exposition au travers de deux imposants tableaux blancs, réalisés en jetant des cordes sur la toile, laissant le hasard les disposer à sa guise, et le visiteur rêver à leur signification.
On est également fasciné par l'"Esperluette" de Ryan Gander, qui présente ici sa "bibliothèque d'artiste". Face à une vitrine, le visiteur voit défiler sur un tapis roulant toutes sortes d'objets, baguette sur nappe à carreaux, fauteuil défoncé, bouteilles thermos, clavier d'ordinateur, carabine, tasse sur soucoupe ou encore aspirateur rieur...
D'autres œuvres de Ryan Gander retiennent vivement l'attention dans l'exposition : il s'agit de la série "Associative Ghost Template". Elle consiste en grands panneaux de plexiglas découpés au laser, qui contiennent des descriptions d'objets manquants gravés au laser. Les panneaux sont à la fois majestueux et suffocants et l'impression que l'on a en les voyant est vraiment déroutante.
Parmi les oeuvres très intéressantes à découvrir également : "Les déversoirs d'orage" de Dove Allouche et les très surprenantes sculptures "Stoned Text" de Pierre Vadi.
Au final, une exposition vivement recommandable et qui tient ses promesses : l'imaginaire y est sollicité à chaque instant, et de façon plus qu'inaccoutumée.
Sandra Ktourza

