13.09.2012
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L'Assemblée nationale adopte les emplois d'avenir professeurs, et les ouvre au privé

Le pro­jet de loi sur les emplois d'avenir a été adopté cette nuit par l'Assemblée. Des amen­de­ments ont ouvert le dis­po­si­tif aux établis­se­ments pri­vés sous contrat et aux établis­se­ments de l'enseignement agricole.

L'Assemblée natio­nale a adopté dans la nuit de mer­credi à jeudi le dis­po­si­tif des emplois d'avenir pro­fes­seur, qui doit pro­fi­ter d'ici 2015 à 18.000 étudiants issus de milieux défa­vo­ri­sés se des­ti­nant à deve­nir enseignants.

Tout d'abord réservé aux établis­se­ments d'enseignement public, dif­fé­rents amen­de­ments l'ont ouvert aux établis­se­ments d'enseignement pro­fes­sion­nel agri­cole et aux établis­se­ments pri­vés sous contrat avec l'Etat.

Cette dis­po­si­tion n'a pas été contes­tée par le ministre de l'Education natio­nale, Vincent Peillon, qui a affirmé "ne pas vou­loir rani­mer la guerre sco­laire" et a déclaré ne voir "aucune dif­fi­culté, ni juri­dique, ni phi­lo­so­phique" à une ouver­ture aux établis­se­ments privés.

Attestation d'expérience en cas d'échec au concours

Un autre amen­de­ment adopté per­met­tra de modu­ler d'une semaine à l'autre la charge de tra­vail heb­do­ma­daire du béné­fi­ciaire du contrat d'avenir, pour s'adapter à ses études. Ce temps de tra­vail ne pourra tou­te­fois pas excé­der, en moyenne, la moi­tié des 35 heures règlementaires.

Autre modi­fi­ca­tion, s'il échoue aux concours de recru­te­ment, le can­di­dat se verra déli­vrer une "attes­ta­tion d'expérience pro­fes­sion­nelle".

Pas un moyen déguisé d'assurer des remplacements

Les emplois d'avenir pro­fes­seur sont des contrats d'un an renou­ve­lables jusqu'à trois ans, lar­ge­ment sub­ven­tion­nés par l'Etat. Ils seront réser­vés en prio­rité à des étudiants bour­siers, d'un niveau com­pris entre la deuxième année de licence et la pre­mière année de mas­ter, issus de milieux défavorisés.

Dans un souci d'harmonisation avec les autres emplois d'avenir, les zones défa­vo­ri­sées dési­gne­ront les zones urbaines sen­sibles (ZUS), mais aussi les zones de revi­ta­li­sa­tion rurale et l'ensemble des dépar­te­ments et col­lec­ti­vi­tés d'outre-mer.

Ces contrats per­met­tront une "pro­fes­sion­na­li­sa­tion pro­gres­sive" et une "immer­sion sur le ter­rain", mais sans que les étudiants assument les tâches d'un pro­fes­seur : "il ne s'agira pas d'organiser du rem­pla­ce­ment qu'on ne pour­rait pas faire autre­ment", a assuré Vincent Peillon lors de sa confé­rence de ren­trée.

Le texte amendé sera exa­miné à la fin du mois par le Sénat.

Source(s) :
  • AFP, assemblee-nationale.fr

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