28.08.2012
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Deux priorités pour la rentrée : "la scolarité obligatoire" et "la gouvernance" (SNPDEN)

Lors de sa confé­rence de ren­trée, le syn­di­cat des per­son­nels de direc­tion SNPDEN UNSA a exprimé ses attentes concer­nant la sco­la­rité jusqu'au col­lège et la refon­da­tion du sys­tème éducatif.

SNPDEN Unsa Conférence de rentrée 2012"Cette ren­trée se fait dans un cli­mat un peu plus détendu" que les pré­cé­dentes, juge Philippe Tournier, secré­taire géné­ral du SNPDEN, mais "les dif­fi­cul­tés sont et res­te­ront consi­dé­rables". A l'occasion de la tra­di­tion­nelle confé­rence de ren­trée du SNPDEN UNSA, ce lundi, le prin­ci­pal syn­di­cat des per­son­nels de direc­tion a évoqué deux grands thèmes prio­ri­taires dans le contexte de chan­ge­ment de poli­tique éduca­tive : "l'éducation obli­ga­toire" et "la gou­ver­nance du sys­tème éducatif".

Philippe Tournier sou­haite "inter­ro­ger les spé­ci­fi­ci­tés de la sco­la­rité obli­ga­toire" (pri­maire et col­lège), et en par­ti­cu­lier "le socle com­mun". Il rap­pelle qu'au terme de cette sco­la­rité obli­ga­toire "toute une géné­ra­tion doit pos­sé­der cer­taines com­pé­tences et connais­sances", et qu'il n'est donc pas sou­hai­table qu'une concur­rence existe entre les élèves durant cette période d'apprentissage. Une fois ce socle com­mun acquis, un "tri" pour­rait avoir lieu à par­tir du lycée, mais sur des cri­tères "expli­cites". Cette trans­pa­rence est néces­saire car "cer­tains élèves se retrouvent aujourd'hui hors-jeu sans savoir pour­quoi", déplore Philippe Tournier.

Un contrat entre l'EPLE, l'Etat et les collectivités

Au niveau de la gou­ver­nance du sys­tème éduca­tif, "on sort de 20 ans d'errements". Pragmatique, le SNPDEN encou­rage une redé­fi­ni­tion des res­pon­sa­bi­li­tés de chaque éche­lon du sys­tème éduca­tif en fonc­tion de son péri­mètre d'action : "il y a des ques­tions qui peuvent se régler à l'échelle de l'établissement" et qui devraient donc être du res­sort des per­son­nels de direc­tion, et des pro­blé­ma­tiques plus glo­bales comme celles de "la mixité sociale et sco­laire" qui doivent être trai­tés par l'Etat. "Chaque éche­lon a des res­pon­sa­bi­li­tés et tout le monde ne peut pas être res­pon­sable de tout", rap­pelle Philippe Tournier.

Le syn­di­cat demande par ailleurs que le rôle des col­lec­ti­vi­tés locales soit davan­tage reconnu. Le sys­tème dit "des com­pé­tences par­ta­gées" est "dans l'impasse" pour le syn­di­cat : c'est "la guerre" ouverte dans un quart des aca­dé­mies entre le rec­to­rat et les col­lec­ti­vi­tés, et ces auto­ri­tés concur­rentes "s'annulent". Le SNPDEN reven­dique la créa­tion de contrats tri­par­tites qui asso­cie­raient "l'établissement, l'Etat cen­tral et les col­lec­ti­vi­tés". Une fois ce contrat mis en place, le syn­di­cat demande qu'on "lâche les bas­kets à l'établissement". L'Etat conser­ve­rait un rôle de contrôle et de régu­la­tion, selon "une poli­tique claire" qui ne devrait pas chan­ger "tous les quatre matins". "Pour la gou­ver­nance, c'est ça le chan­ge­ment", sou­ligne Philippe Tournier.

Revoir la pro­gres­sion de carrière

Le SNPDEN salue par ailleurs les créa­tions de postes d'enseignants annon­cées par Vincent Peillon. "Il ne s'agit pas réel­le­ment de créa­tions mais de trans­ferts de postes" au sein de la fonc­tion publique, rap­pelle Philippe Tournier, ce qui fait peser sur l'école un "devoir moral". Le syn­di­cat se réjouit donc que cet accrois­se­ment des effec­tifs s'accompagne d'une "refon­da­tion" du sys­tème éduca­tif. Le syn­di­cat voit d'un bon oeil les emplois d'avenir, qui per­met­tront "une fidé­li­sa­tion en amont des per­sonnes sou­hai­tant deve­nir ensei­gnants", alors que les can­di­dats aux concours sont tou­jours moins nom­breux et les viviers de contrac­tuels épui­sés dans cer­taines académies.

"Il fau­dra des années pour résoudre cette pénu­rie" de can­di­dats, affirme Philippe Tournier. Pour don­ner à nou­veau envie aux jeunes de deve­nir ensei­gnants, le syn­di­cat sug­gère notam­ment de rééva­luer leurs mis­sions car "il n'y a pas que le face à face avec les élèves". Il pro­pose aussi de revoir la construc­tion de car­rière, pour éviter que les pro­fes­seurs fassent tou­jours "la même chose" 40 ans après avoir inté­gré l'Education natio­nale. "Il faut des pro­mo­tions, des responsabilités..."

Pour les per­son­nels de direc­tion aussi, "il faut se poser la ques­tion des car­rières longues". Si autre­fois "la car­rière ne se construi­sait que sur une quin­zaine d'années", aujourd'hui les can­di­dats au concours de chefs d'établissements sont plus jeunes. "Un des obs­tacles c'est aujourd'hui la mul­ti­pli­ca­tion des corps alors qu'on pour­rait ima­gi­ner des rap­pro­che­ments notam­ment avec les per­son­nels d'inspection. Leur rôle va évoluer cer­tai­ne­ment vers de l'audit d'établissement", estime Philippe Tournier.

Quentin Duverger

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segolu
le 31 août 2012

Ex-adhérent de ce syn­di­cat, élu com­mis­saire pari­taire trois années, je récuse ABSOLUMENT le mot "TRI" uti­lisé ci-dessus.
Il est urgent de for­mer les per­son­nels, y com­pris les chefs d'établissement. JP Guilianelli

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