21.08.2012
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Un étudiant français à Berkeley compare les universités américaines et françaises

Un étudiant fran­çais à l'université de Berkeley rap­pelle cette semaine à quel point les étudiants et enseignants-chercheurs amé­ri­cains ont des condi­tions de tra­vail exceptionnelles.

Sébastien Tortu, étudiant fran­çais ins­crit à l'université amé­ri­caine de Berkeley (en Californie), détaille sur lepoint.fr ses condi­tions d'études, bien plus confor­tables aux Etats-Unis qu'elles ne le seraient à Paris. Campus de 27 km² qui res­semble à une ville minia­ture, salles infor­ma­tiques de pointe, biblio­thèques ouvertes à toute heure...

Et pour expli­quer en par­tie les résul­tats déce­vants des uni­ver­si­tés fran­çaises au der­nier clas­se­ment de Shanghai, il rap­pelle que "les enseignants-chercheurs de Berkeley béné­fi­cient de condi­tions de tra­vail excep­tion­nelles". Un jeune diplômé rejoi­gnant les rangs des cher­cheurs n'est pas contraint "d'assurer des cours comme il le devrait en France, ce qui lui laisse tout son temps pour ses tra­vaux et mul­ti­plie ses chances d'être publié, cri­tère essen­tiel du clas­se­ment de Shanghai".

Bien sûr, ce confort se paie au prix fort : les frais de sco­la­rité s'élèvent à "15 000 dol­lars pour un étudiant amé­ri­cain, 45 000 dol­lars pour un étran­ger". Mais en consé­quence, Berkeley dis­pose d'un bud­get de 3,15 mil­liards pour ses 34.000 étudiants, "tan­dis que les 70 000 étudiants d'Aix-Marseille, la plus grande uni­ver­sité fran­çaise, se « par­tagent »... 613 millions" !

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bibliotrotter
le 23 août 2012

45 000 dol­lars de frais de sco­la­rité... Personnellement je suis bour­sier et je paye 5 euros de frais de sco­la­rité à Grenoble. Malgré des manques de moyens, les cours suivent et j'aurai sûre­ment un bou­lot à la fin pen­dant que l'étudiant d'Amérique s'attellera à rem­bour­ser ses prêts. A l'image de notre sécu­rité sociale, notre sys­tème uni­ver­si­taire n'est pas si mau­vais. De plus, le fameux clas­se­ment de Shanghai n'est à mon sens pas très légi­time car il com­pare des ins­ti­tu­tions dif­fi­ci­le­ment com­pa­rables (d'où la jonc­tion de plu­sieurs uni­ver­si­tés fran­çaises en une seule entité pour ten­ter d'exister).

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Zoomertim
le 13 septembre 2012

Je suis com­plè­te­ment d'accord avec biblio­trot­ter. Je suis actuel­le­ment en mas­ter à Bordeaux et étant bour­sier, je ne paie qu'un très faible mon­tant pour une année. Bien sûr le cam­pus ne m'offre pas cer­tains loi­sirs avec du maté­riel oné­reux. Cependant, j'apprend ce que j'ai besoin d'apprendre pour mon sou­hait de métier. Et je pense qu'un étudiant, qu'il paye 45 000 dol­lars ou 5 euros son ins­crip­tion, devrait pro­fi­ter et savoir la chance qu'il a de pou­voir étudier. Mes parents ont peu de moyens et je paye tous mes frais seuls. Et ça m'horrifie de voir qu'une per­sonne est prête à dépen­ser 45 000$ pour étudier alors que je suis limité à mes 300 euros de bourses pour vivre chaque mois. Que cet étudiant tel­le­ment heu­reux de son cam­pus amé­ri­cain reste là bas, et qu'il ne vienne pas van­ter les mérite d'une école com­plè­te­ment hors de prix. Une grande par­tie des étudiants fran­çais sont bour­siers et ont la chance de pou­voir étudier grâce au gou­ver­ne­ment, ce qui n'est pas le cas en Amérique.

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