Boulard, encore recalé au bac... à cause de son prénom ?
Le chercheur Baptiste Coulmont a étudié le taux de réussite au bac en fonction du prénom des candidats. De quoi rassurer Boulard qui croit avoir compris pourquoi il avait encore raté son bac ! Une bêtise sans nom, comme l'explique le chercheur.
Le chercheur Baptiste Coulmont, spécialiste de la sociologie des prénoms, a tenté d'établir une relation entre le taux de mentions obtenues au bac et le prénom des candidats à l'examen. Ainsi, révèle le chercheur, "plus de 25% des Madeleine, Irene, Come et Ariane ont obtenu une mention très bien cette année", alors que "seules une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane" l'ont décrochée.
L'étude ne vise pas à établir une relation directe entre la réussite au bac et le prénom lui-même. "Si toutes les Marguerite s'appelaient Prune, elles auraient le même résultat", ironise Baptiste Coulmont. A travers les prénoms, c'est l'influence du milieu social des parents que le chercheur souhaite mettre en avant. "Si les enfants de professeurs, d'instituteurs et de médecins s'appelaient Potiron et Potironne, alors Potiron et Potironne recevraient beaucoup de mentions !" affirme-t-il.
Madeleine, Côme ou Irène seraient donc des prénoms relativement répandus il y a 18 ans chez les classes supérieures, tandis qu'Alison, Kelly, Priscilla ou Samir seraient davantage prisés chez les classes moyennes et les ouvriers.
"Les correcteurs ne corrigent pas en fonction du prénom ! explique Baptiste Coulmont sur son blog. Ce que l'on voit, sur ce graphique, c'est que le prénom est un reflet d'autre chose : des parents qui n'ont pas le même niveau de diplôme ne choisiront pas les mêmes prénoms... et c'est le niveau de diplôme des parents qui a une influence indirecte, mais visible, sur la réussite scolaire des enfants".
- AFP, coulmont.com


