05.07.2012
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George Pau-Langevin : "la réussite éducative n'est pas le monopole de l'Education nationale"

Aux côtés de Vincent Peillon, ministre de l'Education natio­nale, George Pau-Langevin a été nom­mée ministre délé­guée à la réus­site éduca­tive. Elle hérite d'un por­te­feuille inédit. Pour ten­ter d'y voir plus clair, et alors que s'ouvre aujourd'hui la grande concer­ta­tion sur l'école, George Pau-Langevin répond à nos questions.
George Pau-Langevin©P. Devernay /MEN

George Pau-Langevin©P. Devernay /MEN

Ministre délé­guée à la réus­site éduca­tive, qu'est-ce que cela signifie ?

C'est un hon­neur d'être la pre­mière ministre de la réus­site éduca­tive, car cela repré­sente l'incarnation d'un volon­ta­risme poli­tique dont la société fran­çaise a besoin en cette période de crise et de doute. L'objectif est clair : œuvrer à la réus­site de tous les élèves, car tous ne partent pas avec les mêmes chances dans la vie et les inéga­li­tés se creusent au fur et à mesure de leur par­cours sco­laire. Agir pour la réus­site éduca­tive sup­pose de consi­dé­rer l'enfant dans sa glo­ba­lité et d'intervenir sur cer­tains déter­mi­nants qui sont des freins à la réus­site. Ceux-ci peuvent être géo­gra­phiques, sociaux, cultu­rels ou liés à des pro­blé­ma­tiques de santé. La réus­site éduca­tive va au-delà de la réus­site scolaire.

Quel est votre péri­mètre d'actions ?

Ma mis­sion, qui concerne à la fois le pri­maire et le secon­daire, est d'agir sur plu­sieurs axes forts : les condi­tions de vie des élèves, je pense notam­ment à la santé sco­laire, le sport, le lien avec les familles, la poli­tique sociale (fonds sociaux) ; les dis­po­si­tifs liés à l'éducation prio­ri­taire, à l'accompagnement éduca­tif et à la lutte contre les dis­cri­mi­na­tions ; l'orientation qui mérite d'être revue en pro­fon­deur. De sur­croît, je m'investirai en direc­tion des élèves qui ont des besoins par­ti­cu­liers, je pense notam­ment à ceux en situa­tion de han­di­cap et aux primo-arrivants. La réus­site éduca­tive n'est pas le mono­pole de l'Education natio­nale et implique un grand nombre d'acteurs, c'est pour­quoi ma mis­sion est inter­mi­nis­té­rielle et partenariale.

Ne risquez-vous pas de vous mar­cher sur les pieds avec Vincent Peillon ?

Vincent Peillon m'associe étroi­te­ment à sa démarche pour refon­der l'école de la République. Nous avons défini ensemble les dos­siers que je sui­vrai plus direc­te­ment et que je viens de citer. Je crois que nous par­ta­geons une même vision de l'Ecole et que nos actions et nos méthodes sont complémentaires.

Quel constat faites-vous du sys­tème éduca­tif fran­çais ? Ne faut-il pas ana­ly­ser les causes de ses dys­fonc­tion­ne­ments par rap­port à d'autres sys­tèmes en Europe pour pou­voir pro­po­ser des solutions ?

Les attentes sont extrê­me­ment fortes, car les ensei­gnants ont très mal vécu les cinq années qui viennent de s'écouler. Au-delà des sup­pres­sions de postes, je crois que cer­tains ont été atteints dans leur iden­tité. Je veux leur dire l'importance de leur tâche, ainsi que celle de tous les per­son­nels éduca­tifs. S'il est vrai que cer­tains modèles étran­gers peuvent nous aider à faire évoluer le sys­tème éduca­tif, je crois que le monde de l'éducation pos­sède suf­fi­sam­ment de richesses en son sein pour reprendre la place qu'il mérite au sein de la République.

Quelles sont vos prio­ri­tés, com­ment comptez-vous orga­ni­ser la réus­site éducative ?

Tout d'abord, je m'investirai dans la grande concer­ta­tion aux cotés de Vincent Peillon. Ensuite, pour cha­cun des domaines qui me concernent plus pré­ci­sé­ment, je déga­ge­rai des axes forts pour don­ner de la lisi­bi­lité à mon action et favo­ri­ser leur réelle mise en œuvre.

Quels seront vos outils pour agir, quels leviers allez-vous actionner ?

Au sein de l'Education natio­nale, il existe plu­sieurs dis­po­si­tifs utiles. Je pense à l'éducation prio­ri­taire, aux dis­po­si­tifs d'accompagnement ou de sco­la­ri­sa­tion des élèves han­di­ca­pés. Je compte égale­ment beau­coup sur l'innovation et l'expérimentation pour faire bou­ger les choses. Mes leviers sont inter­mi­nis­té­riels et par­te­na­riaux. Je tache­rai d'impulser une dyna­mique col­lec­tive en asso­ciant tous les partenaires.

Comment pensez-vous tra­vailler avec les enseignants ?

Je suis pour le dia­logue. Je mul­ti­plie les dépla­ce­ments afin d'identifier les pro­jets qui fonc­tionnent et de dis­cu­ter avec les ensei­gnants de leur situa­tion, de leurs pro­jets, de leurs ini­tia­tives. Beaucoup méritent d'être mieux connues et de gagner en visibilité.

Charles Centofanti

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CPE
le 6 juillet 2012

Une vraie ambi­tion pour mettre l'élève (enfin) au centre du sys­tème et pro­mou­voir une réus­site pour tous ! J'espère que la refonte du sys­tème pourra faire en sorte de mettre la for­ma­tion des per­son­nels au centre de la réforme. Sans oublier les autres corps des per­son­nels comme les CPE qui ont des mis­sions aussi bien éduca­tives que péda­go­giques . Il y a néces­sité de ne plus dis­tin­guer l'éducatif et le péda­go­gique (ce qui appa­raît encore dans la pré­sen­ta­tion de la Refonte!). Parlons sim­ple­ment d'équipe éduca­tive pour tous les acteurs des établis­se­ments, tous ceux qui contri­buent au suivi et à l'évaluation de l'élève.

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sistam
le 8 juillet 2012

Il fau­drait rompre avec le passé et faire que l'école répu­bli­caine rede­vienne un ascen­seur social, 40 ans d'éducation natio­nale, sans comp­ter les 20 années pas­sées sur les bancs de l'école, et qu'ai-je vu : la sup­pres­sion de toutes les filières, pas­se­relles au nom de la sainte égali­tés des chances! QUAND un gou­ver­ne­ment comprendra-t-il enfin, que les enfants n'apprennent pas tous au même rythme, qu'il faut créer des par­cours diver­si­fiés dès l'école pri­maire, mais SANS SEGREGATION. Il faut repen­ser le sys­tème scolaire.......qui aura le cou­rage de le faire ?

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