25.06.2012
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Les adolescents européens nuls en langues étrangères

Une étude de la Commission euro­péenne publiée jeudi indique que 42% des ado­les­cents euro­péens peuvent conver­ser dans une langue étran­gère. Les Français font par­tie des plus mau­vais élèves.

Moins d'un ado­les­cent euro­péen sur deux maî­trise suf­fi­sam­ment une langue étran­gère pour tenir une conver­sa­tion : telle est la conclu­sion d'une étude menée par la Commission euro­péenne dans 14 Etats membres, publiée jeudi der­nier. Seuls 42 % des ado­les­cents euro­péens ont un bon niveau dans au moins une langue étran­gère, et seul un sur quatre est capable de dis­cu­ter dans une LV2.

Les pires résul­tats sont enre­gis­trés en Grande-Bretagne, où 9% des ado­les­cents ont un niveau cor­rect en fran­çais, et en France, où à peine 14% des élèves appre­nant l'anglais peuvent sou­te­nir une conver­sa­tion dans cette langue !

« Nous devons faire davan­tage pour amé­lio­rer l'enseignement et l'apprentissage des langues », a com­menté Androulla Vassiliou, com­mis­saire euro­péenne char­gée notam­ment de l'éducation, de la culture et du du mul­ti­lin­guisme. « Etre capable de com­mu­ni­quer dans une langue étran­gère élar­git nos hori­zons et nous ouvre des portes ».

Peu d'Européens jugent le fran­çais utile pour l'avenir

Les cours à l'école res­tent le meilleur moyen d'apprendre les langues, plé­bis­ci­tés par 46% des Européens, sui­vis par les séjours régu­liers dans un pays où la langue est par­lée (9%), les cours en groupe avec un pro­fes­seur hors de l'école (7%) et la conver­sa­tion infor­melle avec un locu­teur natif (7%).

Une pré­cé­dente étude, datée de 2005, avait établi que 56% des Européens de tous âges étaient capables de s'exprimer dans une autre langue que leur langue mater­nelle. Ils sont aujourd'hui 54%. La baisse enre­gis­trée peut être attri­buée en par­tie à l'abandon, depuis une dizaine d'années, de l'enseignement obli­ga­toire de l'allemand et du russe dans les écoles d'Europe de l'est et centrale.

Les Européens estiment mal­gré tout à 98% que l'apprentissage des langues étran­gères est impor­tant pour l'avenir de leurs enfants. Mais ils ne sont que 16% à esti­mer que le fran­çais fait par­tie des deux langues les plus utiles pour l'avenir, contre 67% pour l'anglais ou encore 17% pour l'allemand.

L'Union euro­péenne compte 23 langues recon­nues offi­ciel­le­ment, et plus de 60 langues autoch­tones mino­ri­taires ou régionales.

Source(s) :
  • ec.europa.eu, AFP

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Krokodilo
le 16 octobre 2012

Eternel cli­ché ! Non, s'exprimer dans une langue étran­gère, sur­tout à un faible niveau, n'ouvre pas notre esprit : l'essentiel de ce que nous savons du reste du monde nous est venu dans notre langue natale ou domi­nante, donc de la tra­duc­tion ! L'anglais est imposé, et de plus en plus tôt, cer­tains le sou­haitent dès la mater­nelle..., le "choix" des langues à l'école est en chute libre. La ques­tion de la com­mu­ni­ca­tion n'est pas péda­go­gique mais poli­tique : l'UE sera-t-elle anglophone ?

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