Les mesures d’urgence de Vincent Peillon ne font pas l’unanimité

La Peep demande la "non modification" du calendrier scolaire 2012-2013, tandis que le syndicat enseignant FO dénonce des mesures pour les enseignants "pas à la hauteur des difficultés rencontrées".

La Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, a demandé hier jeudi la « non modification » du calendrier scolaire 2012. Elle estime que la proposition de Vincent Peillon de rallonger les vacances de la Toussaint « crée plus de problèmes qu’elle n’en résout ».

« Il est essentiel que les deux jours de vacances supplémentaires soient récupérés par les élèves », mais « les possibilités de récupération de ces journées sont plus que restreintes », souligne la fédération. « La proposition du ministère de décaler d’une journée, au mois de juillet, le départ des élèves – alors qu’ils ne sont plus présents depuis plusieurs semaines dans les collèges et les lycées ! – n’est de toute évidence pas une solution pertinente, pas plus que celle qui serait de faire venir les élèves un mercredi », ajoute-t-elle.

Un projet d’arrêté sur le calendrier scolaire présenté mercredi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) maintient la date de la rentrée scolaire des élèves au mardi 4 septembre. Pour compenser l’allongement des vacances de la Toussaint, la fin de l’année scolaire devrait être retardée d’une journée, soit au vendredi 5 ou au samedi 6 juillet suivant l’emploi du temps des élèves. Une autre journée de rattrapage devrait être fixée « localement », soit « le mercredi 3 avril, soit le mercredi 22 mai » en journée pleine, ou les après-midis de ces deux mercredis.

« Geler les suppressions de postes »

Quant à la fédération syndicale Fnec-FP-FO, si elle salue l’abrogation du décret sur l’évaluation des enseignants, elle estime que le reste des mesures d’urgence annoncées par le ministre Vincent Peillon « ne sont pas à la hauteur des difficultés rencontrées sur le terrain ».

Le syndicat FO des personnels de l’éducation rappelle notamment que seuls « 1.000 postes » seront créés dans l’enseignement primaire à la rentrée, « alors que 14.000 ont été supprimés au budget 2012 dans toute l’Education nationale ». Il juge donc « urgent de geler les suppressions de postes ».

Par ailleurs, les « trois heures de décharge » hebdomadaires promises aux enseignants stagiaires pour leur formation risquent « de se répercuter sur la baisse des moyens de remplacement, en l’absence de mesures budgétaires ». Quant aux 15.000 contrats aidés d’AVS-EVS (emploi vie scolaire, auxiliaire de vie scolaire) « dont le contrat vient à échéance entre juin et septembre, des mesures pour réemployer ceux qui ne sont pas en fin de droit sont annoncées, ce qui ne garantit pas, loin s’en faut, qu’il n’y aura aucun licenciement ! » observe le syndicat.

« Il est urgent que de réelles marges soient données en termes de postes et de moyens pour que les classes soient rouvertes, en maternelle, dans le primaire ou le secondaire », revendique FO, qui réaffirme aussi sa demande « d’une revalorisation des salaires ».

Source(s) :
  • Avec AFP

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