19.06.2012
2 réactions

Contrôle continu au bac : Peillon "pas hostile" à l'idée

Vincent Peillon a déclaré hier sur BFMTV que le contrôle continu au bac "fera par­tie des dis­cus­sions" cet été et qu'il n'y était "pas hos­tile". Il a égale­ment évoqué la reva­lo­ri­sa­tion du salaire des ensei­gnants, qui n'est pas une "urgence".

Dans un entre­tien hier sur BFMTV et RMC, le ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon a affirmé que la mise en place d'une part de contrôle continu au bac­ca­lau­réat n'était pas « une voie interdite ».

Le ministre a rap­pelé que cela se fait déjà pour d'autres bac­ca­lau­réats que le bac géné­ral — pour le bac pro en par­ti­cu­lier. Il a expli­qué que cette mesure « fera par­tie de la dis­cus­sion de cet été », tout en sou­hai­tant « que les choses évoluent, c'est l'intérêt des élèves ».

Vincent Peillon a tou­te­fois qua­li­fié cette ques­tion de « mar­ron­nier ». Pour lui, « le vrai pro­blème fran­çais c'est bac-3 — bac+3 ». Il déplore les « cou­pures » entre col­lège et lycée, où l'« on fait du tri social », et « du lycée à l'université », rap­pe­lant que « 90% » des bache­liers pro­fes­sion­nels sont « en échec au pre­mier cycle uni­ver­si­taire ».  C'est pour­quoi il n'est « pas hos­tile » à l'instauration de davan­tage de contrôle continu au bac, mais comme « tout ce qui pourra conduire à faire qu'il y ait davan­tage de conti­nuité, moins de bar­rage, une meilleure orien­ta­tion pour les élèves ».

Le salaire des ensei­gnants pas reva­lo­risé dans l'immédiat

Dans ce même entre­tien, Vincent Peillon aborde égale­ment la prio­rité accor­dée au pri­maire, l'allongement des vacances de la Toussaint et la réforme des rythmes sco­laires, ou encore le manque d'intérêt du redou­ble­ment... Et, ques­tionné sur une éven­tuelle reva­lo­ri­sa­tion du salaire des ensei­gnants, Vincent Peillon explique qu'il y a d'autres « urgences ».

Le ministre rap­pelle que le bud­get de l'éducation sera avant tout consa­cré à l'amélioration de la « condi­tion maté­rielle et morale » des ensei­gnants, par exemple « le fait d'être bien formé (...), le fait qu'on amé­liore les affec­ta­tions, le fait qu'on mette plus de maîtres que de classes dans les zones prio­ri­taires, là où il y a plus de difficultés ».

Pour le ministre, on ne choi­sit pas d'être pro­fes­seur « pour l'argent », et les ensei­gnants font par­tie pour lui de ces « gens pour qui l'argent n'est pas le pre­mier moteur ». Il estime qu'on choi­sit plu­tôt d'être pro­fes­seur des écoles « parce qu'on a une cer­taine idée de l'humanité, on a une cer­taine idée de sa patrie, on a une cer­taine idée de l'Etat géné­ral, on a une cer­taine idée du ser­vice public, on a une idée de l'instruction, de la liberté de conscience ».

Vous souhaitez réagir sur cet article :

Open-close

Modération par la rédaction de VousNousIls.

Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Vos réactions :

Open-close
fred
le 20 juin 2012

Ca suf­fit ! Nous avons certes une cer­taine idée de l'humanité etc... Mais nous avons aussi besoin de man­ger !! Non M. le ministre, nous ne tra­vaillons pas pour la gloire (d'ailleurs nous sommes mépri­sés par les parents et nos supé­rieurs hié­rar­chiques, à com­men­cer par les ministres suc­ces­sifs), nous tra­vaillons pour gagner notre vie. Voilà des années qu'on nous culpa­bi­lise sur "les enfants qui n'auront pas... si" (fini le pro­gramme si on fait grève, etc.). Les condi­tions qui nous sont faites sont de pire en pire, voilà des années que le point d'indice est gelé, et que, de fait, nos salaires baissent, alors M. le Ministre, un peu de res­pect, ne nous pre­nez pas pour des idiots, vous aussi, comme le font vos pré­dé­ces­seurs depuis plus de 10 ans.

Signaler

instit
le 26 juin 2012

Quel mépris pour les ensei­gnants !
Mr Peillon croit-il que nous allons tra­vailler pour la gloire...
On veut bien tra­vailler plus, mais seule­ment après une reva­lo­ri­sa­tion impor­tante (20 % comme il le dit lui-même).
Sinon rien...

Signaler

2 réactions