04.06.2012
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Evaluations CE1-CM2 : vers un nouveau système ?

Nécessaires pour les élèves et les ensei­gnants, les évalua­tions des acquis voient leur dis­po­si­tif fus­tigé par les syn­di­cats et Vincent Peillon, le nou­veau ministre de l'Education, qui pro­met « un autre type d'évaluation » dès cet été. Décryptage.

Alberto G./CC/Flickr

Ces der­nières semaines, plus d'1,5 mil­lion d'élèves de CE1 et de CM2 ont plan­ché sur les évalua­tions natio­nales des acquis, en mathé­ma­tiques et en fran­çais. Mis en place en 2009 par Xavier Darcos, ces exa­mens devaient à l'origine ser­vir aux ensei­gnants à mieux cer­ner les points du pro­gramme mal ou non acquis, ou encore à repé­rer les élèves ayant besoin de soutien.

Aujourd'hui, le dis­po­si­tif de ces exa­mens est dans la ligne de mire du ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon, du Haut conseil de l'éducation (HCE), de nom­breux syn­di­cats d'enseignants mais aussi de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Sur le plan péda­go­gique, d'abord, les oppo­sants cri­tiquent une nota­tion sou­vent « som­maire » à base de code : 1 pour « juste », 9 pour « faux », par exemple.

« Cette rigueur extrême est contes­table », explique Christian Estève, ins­ti­tu­teur depuis une qua­ran­taine d'années, dont dix en classe de CM2. Côté calen­drier, les par­ti­sans d'un nou­veau dis­po­si­tif s'accordent à dire qu'il serait pré­fé­rable d'organiser les évalua­tions en début d'année sco­laire, voire en jan­vier, « afin de pou­voir redres­ser la situa­tion sans mettre en cause notre col­lègue de l'année pré­cé­dente », pour­suit Christian Estève.

« Outil poli­tique » et mise en concur­rence des écoles

En annon­çant cette année, pour la pre­mière fois depuis sa mise en place, la sus­pen­sion des remon­tées natio­nales des résul­tats, Vincent Peillon a cri­ti­qué un sys­tème ser­vant « à la com­mu­ni­ca­tion gou­ver­ne­men­tale et à des sta­tis­tiques erro­nées », a-t-il expli­qué lors d'une visite dans une école à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). « Il y a là un mélange des genres entre un outil per­met­tant à l'enseignant de jau­ger le niveau de sa classe et la volonté gou­ver­ne­men­tale d'établir un bilan chif­fré, afin de mon­trer le bien­fondé d'une poli­tique éduca­tive », s'insurge Sébastien Sihr, secré­taire géné­ral du Syndicat natio­nal uni­taire des ins­ti­tu­teurs pro­fes­seurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU). « Or le temps éduca­tif ne peut se satis­faire du temps poli­tique, tou­jours plus court », poursuit-il.

Cet « outil poli­tique » est d'ailleurs peu fiable, dans la mesure où cer­tains pro­fes­seurs pré­parent leurs élèves à ces exa­mens. Car, côté tests, les pro­fes­seurs des écoles aussi sont concer­nés : « À tra­vers la pro­blé­ma­tique des remon­tées natio­nales, il y a la ques­tion sous-jacente de la nou­velle nota­tion des ensei­gnants, un temps vou­lue par l'ex-gouvernement. On s'est sérieu­se­ment demandé si nous aussi n'étions pas visés par ces exa­mens », s'interroge Christian Estève.

Des consé­quences indi­rectes d'un sys­tème qui favo­ri­se­rait ainsi une mise en concur­rence des écoles. « Cela ouvri­rait une sorte de mar­ché sco­laire, où les parents ne juge­raient qu'en fonc­tion d'un pal­ma­rès, de sur­croît assez peu rigou­reux dans sa méthode de clas­se­ment », redoute Sebastien Sihr.

Un « nou­veau sys­tème d'évaluation » dès cet été

Si ces tests sont glo­ba­le­ment jugés utiles et néces­saires, nom­breux sont les par­ti­sans de deux types d'évaluations bien dis­tinctes. Ainsi, selon plu­sieurs syn­di­ca­listes, dont Sébastien Sihr, celle des acquis des CE1 et CM2 « doit être tota­le­ment décon­nec­tée d'une étude sta­tis­tique menée sur un échan­tillon, de façon scien­ti­fique, par un orga­nisme exté­rieur », comme la Direction de l'évaluation de la per­for­mance et de la pros­pec­tive (Depp).

Vincent Peillon, qui a indi­qué la mise en place d'un « nou­veau sys­tème d'évaluation » dès cet été, va deman­der une étude sur le sujet et se concer­tera avec l'ensemble des acteurs avant toute mesure. « Nous atten­dons une remise à plat des dis­po­si­tifs, afin d'établir une poli­tique claire aussi bien pour les ensei­gnants que pour les parents », espère Sébastien Sihr. Un constat par­tagé par l'enseignant Christian Estève : « Après plu­sieurs années d'agitation, nous avons besoin de calme. Cette pres­sion per­pé­tuelle est épuisante ».

Jérôme Guedj

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alainaugé
le 9 juin 2012

Arrêtez de nous bas­si­ner avec les niveaux de maths et fran­çais. Ces deux matières (et non dis­ci­plines) ne sont que dess outils mis à dis­po­si­tion pour apprendre les véri­tables dis­ci­plines (phy­sique, bio­lo­gie, etc.). Il n'y a pas de cor­ré­la­tion entre "bon en maths et intel­li­gent" ! Il faut apprendre aux ensei­gnants qu'il existe 8 formes d'intelligence (Howard Gardner). Le QI sert à 15% à l'embauche aux US, alors que le QE sert à 85%. Il faut boos­ter "La main à la pâte" au pri­maire, les Itinéraires de décou­verte et les Enseignement inté­grés de science et tech­no­lo­gie au col­lège, les Travaux per­son­nels enca­drés au Lycée ET CONSTITUER DES VERITABLES EQUIPES PEDAGOGIQUES; Le maître après Dieu dans sa classe doit être banni... Il faut moti­ver les élèves qui actuel­lemnt s'ennuient dans leurs classes.

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