31.05.2012
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1.000 postes pour le primaire à la rentrée : Vincent Peillon présente son plan d'urgence

Vincent Peillon est revenu hier en détails sur la créa­tion pro­chaine de 1000 postes dans le pri­maire, pre­mière mesure du "plan d'urgence" du gou­ver­ne­ment Hollande pour faci­li­ter la ren­trée 2012.

Le ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon a com­mencé hier à détailler son « plan d'urgence » pour la ren­trée. Ce plan d'urgence ou de « répa­ra­tion » a pour but de « redres­ser la situa­tion », après que « 77.000 postes ont été sup­pri­més » par la droite en cinq ans, dont « 14.000 pour cette rentrée ».

La pre­mière mesure est la créa­tion de 1.000 postes à la ren­trée dans le pri­maire, « là où tout se joue ». L'affectation de ces postes se fera en prio­rité dans une « dizaine de dépar­te­ments » et des ter­ri­toires ruraux. Le minis­tère de l'Education natio­nale a tou­te­fois pré­cisé que « toutes les aca­dé­mies béné­fi­cie­ront de créa­tions de postes », en par­ti­cu­lier celles « où l'héritage laissé par la droite est le plus critique ».

« Nous allons défi­nir — et nous ouvri­rons la concer­ta­tion dès lundi (avec les syn­di­cats) — des cri­tères objec­tifs justes pour affec­ter ces postes, là où ils sont le plus néces­saire », a annoncé le ministre. Le privé est exclu de ces créa­tions de postes, car « il n'y a pas eu de demande expli­cite de la part de ses repré­sen­tants » selon Vincent Peillon, mais « il sera concerné par les 60.000 postes que nous comp­tons déployer sur les cinq années à venir ».

Le ministre de l'Education natio­nale a en outre rap­pelé qu'il sou­hai­tait un retour à « neuf demi-journées » d'école par semaine, soit 4,5 jours. Une loi d'orientation com­por­tant plu­sieurs volets (rythmes sco­laires, for­ma­tion des ensei­gnants, créa­tion des 60.000 postes...) sera réa­li­sée en concer­ta­tion avec la com­mu­nauté éduca­tive en juillet, et pré­sen­tée en automne.

Vincent Peillon a par ailleurs confirmé l'augmentation de 25 % de l'allocation de ren­trée sco­laire (ARS), « ce qui repré­sente envi­ron 70 euros en plus par famille ». Elle sera ver­sée aux alen­tours du 20 août.

Source(s) :
  • AFP, leparisien.fr, TF1
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victorine7659
le 1 juin 2012

Pourquoi ne pas conser­ver 4 jours d'école et réduire les vacances entre les périodes à 1 1/2 semaine, réduire aussi un peu les vacances d'été. Ainsi tout le monde serait content, enfants qui ont pris le rythme des mer­credi et samedi non tra­vaillés (acti­vi­tés extra-scolaires, pré­sence des parents, ...), les com­munes, la semaine orga­ni­sée pour le per­son­nel com­mu­nal res­tant inchan­gée, les parents qui conser­ve­ront leur week-end, les ensei­gnants qui gar­de­ront leurs mer­credi et samedi tout en pou­vant finir leur pro­gramme plus cal­me­ment sans lais­ser d'enfants sur le côté de la route faute de temps (leur rému­né­ra­tion devra cer­tai­ne­ment être reva­lo­ri­sée car ils tra­vaille­raient durant leurs vacances).

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macrio80
le 4 juin 2012

Une semaine et demi de vacances, cela ne convien­dra pas aux pro­fes­sion­nels du tou­risme, qui offrent des semaines com­plètes uni­que­ment.
L'école a été inven­tée pour... les enfants. La vie d'aujourd'hui oublie sou­vent l'intérêt des petits.
Les acti­vi­tés extra-scolaires sont sou­vent réser­vées aux familles qui peuvent les finan­cer.
Jamais on ne pourra satis­faire tout le monde.

A mon avis, il faut pen­ser inté­rêt des élèves en pre­mier, et les autres com­po­santes de la société devront s'adapter à cette priorité.

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