Malade, une prof de latin fait cours sur Skype
26.04.2012 2Immobilisée chez elle pendant une quinzaine de jours après une opération, une enseignante suisse a pu continuer à dispenser ses cours grâce à Skype, un logiciel permettant de passer des appels vidéo gratuits à n'importe quel autre utilisateur via Internet.
Une demande des élèves
Ce sont les élèves eux-mêmes qui ont proposé à Sarabella Benamran, enseignante de latin à Versoix, d'utiliser Skype pour continuer à faire cours durant son absence. Une proposition farfelue qui a fini par la séduire. "Nous arrivions à un moment important du programme, les élèves devaient préparer des versions qui allaient être testées aux épreuves communes. Skype me donnait la possibilité d'assister à la présentation de leurs textes et d'éviter de perdre du temps à mon retour", explique Sarabella Benamran à la Tribune de Genève.
Le directeur de l'établissement a donné son accord après s'être assuré de l'absence de risque pour la santé de la professeure. "Quelqu'un de malade doit pouvoir être déchargé de son activité professionnelle. Dans ce cas-ci, l'enseignante était volontaire et nous avons demandé l'accord de son médecin" indique-t-il.
Un cours de latin 2.0
Pendant près de trois semaines, Sarabella Benamran a donc fait cours depuis chez elle, devant sa webcam et son ordinateur équipé de Skype. Dans sa classe, un ordinateur connecté à Internet recevait l'appel vidéo, qui était ensuite projeté sur le tableau blanc. Les élèves de Sarabella pouvaient interagir avec l'enseignante grâce à la webcam de la classe. Bien entendu, une remplaçante surveillait les élèves pour assurer le bon déroulement de l'expérimentation.
De retour dans sa classe, Sarabella tire un bilan positif de l'expérience. "J'ai pu interagir avec mes élèves, les corriger, jouer mon rôle en somme! Ils ont vraiment apprécié mais l'un a tout de même conclu que cela ne remplaçait pas un cours où j'étais présente" sourit-elle.
Elsa Doladille



Cette initiative est sans le savoir le commencement de ce qui va arriver dans l'éducation nationale : des cours où chacun reste chez soi. Et il n'y aura aucune différence que le professeur diffuse son cours à 35 élèves ou à 200 élèves. Vu que plus personne ne veut enseigner à l'heure actuelle, et que malgré tout l'Etat continue à supprimer des postes, on va vite arriver à ça, plus vite que vous ne le pensez...
Signaler