26.03.2012
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Quinze jours sans devoirs à partir de ce soir

Une « quin­zaine sans devoirs » à la mai­son est lan­cée à par­tir de ce lundi soir, à l'appel de la FCPE, pre­mière fédé­ra­tion de parents d'élèves, et de l'Icem-Pédagogie Freinet.

A par­tir de ce lundi 26 mars, la fédé­ra­tion de parents d'élèves FCPE et l'Institut coopé­ra­tif de l'école moderne (Icem-Pédagogie Freinet) appellent les ensei­gnants et les parents à vivre une quin­zaine de jours sans devoirs à la maison.

Durant cette quin­zaine, parents et ensei­gnants sont invi­tés à pos­ter leurs témoi­gnages sur le site cesoirpasdedevoirs.blogspot.com. « Je n'ai pas le diplôme pour être ensei­gnante et pour­tant tous les soirs depuis 7 ans je suis obli­gée de tenir ce rôle », déplore par exemple Véronique P. Mère de deux filles en pri­maire, Dominique M. estime que les « 15mn à 1h30 » qu'elles passent chaque soir à faire les devoirs est un temps « déli­rant ». La plu­part des parents d'élèves dénoncent « un cal­vaire », aussi pénible et anxio­gène pour eux que pour leurs enfants après de longues jour­nées d'école ou de travail.

« Nous reje­tons cette forme de "sous-traitance péda­go­gique" aux familles », annonce l'appel de la FCPE, « cause de conflits quasi quo­ti­diens entre parents et enfants ». Si l'on avance sou­vent que ce sont les parents qui sont deman­deurs de devoirs, la FCPE estime « qu'ils n'en demandent que parce que c'est sou­vent le seul lien qu'on leur pro­pose avec ce qui se passe en classe », et plaide pour « d'autres moda­li­tés de com­mu­ni­ca­tion avec les ensei­gnants ».

L'association ATD Quart monde, à l'origine d'une pla­te­forme « Construire ensemble l'école de la réus­site de tous ! », estime que le tra­vail sco­laire à la mai­son est « source de grandes inéga­li­tés », selon la dis­po­ni­bi­lité des parents ou des res­sources docu­men­taires à la mai­son (accès à Internet, livres...), et demande que les tra­vaux per­son­nels soient com­pris dans « le temps sco­laire ».

Les devoirs à la mai­son ont pour­tant été inter­dits dans le pri­maire par une cir­cu­laire du 29 décembre 1956. Ce texte observe que « le tra­vail écrit fait hors de la classe, hors de la pré­sence du maître et dans des condi­tions maté­rielles et psy­cho­lo­giques sou­vent mau­vaises, ne pré­sente qu'un inté­rêt éduca­tif limité », et demande donc aussi que ces devoirs soient faits et cor­ri­gés pen­dant les heures de cours. Elle n'a jamais été sui­vie d'effets réels.

Source(s) :
  • cesoirpasdedevoirs.blogspot.fr, atd-quartmonde.fr, ecoledetous.org, AFP, LePoint.fr, Newsring.fr, 20minutes.fr, famili.fr, francesoir.fr, ouest-france.fr, francetv.fr

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mamie chantal
le 26 mars 2012

Si chaque matin, deux ques­tions étaient posées, par écrit, sur 2 thèmes étudiés en classe la veille, les enfants seraient sans doute plus atten­tifs et les devoirs du soir per­draient de leur uti­lité. Pensez aux pauvres parents qui rentrent fati­gués du tra­vail, de la route, et aux enfants qui ont bien besoin de jouer, encore, à cet âge...

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CIELBLEU
le 27 mars 2012

Je rentre tous les soirs à 18h30, mon enfant est gardé après la sor­tie de 16h30 par ses grands-parents de 72 ans, qui n'ont pas fait de longues études. Je prends en charge à mon arri­vée les devoirs qu'il n'a pas pu faire au moins jusqu'à 19h20, car après, repas, douche etc... Certains pro­fes­seurs donnent des devoirs et en retour on ne voit pas tou­jours les cor­rec­tions donc l'enfant n'est pas motivé pour les faire. Nous n'avons pas la fonc­tion de pro­fes­seur, qui ont une façon de faire les cours, pas nous.

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