22.02.2012

Woody Allen évoque sa passion pour ... la radio

Il fait du cinéma depuis plus de qua­rante ans, mais Woody Allen n'a jamais oublié sa pas­sion pour la radio, le média avec lequel il grandi.

A quelques jours des Oscars, où son film "Midnight in Paris" est sélec­tionné pour quatre récom­penses, notam­ment dans les caté­go­ries meilleur réa­li­sa­teur et meilleur film, le réa­li­sa­teur et scé­na­riste s'est laissé aller mardi soir à New York à quelques confi­dences, sur son amour de la radio, son enfance, Diane Keaton, et une autre de ses pas­sions, les tours de magie.

"Quand j'étais enfant, la radio était tout ce que nous avions", a-t-il déclaré devant une salle comble du Centre com­mu­nau­taire 92Y, dans le quar­tier d'Upper East side, où était pro­jeté son film "Radio days", sorti en 1987.

"Quand je m'habillais, quand je pre­nais mon petit déjeu­ner, la radio était tou­jours là", a raconté ce natif de Brooklyn.

Et il a rap­pelé ce qui était alors la pire des puni­tions pour lui: "être bru­ta­le­ment privé de radio pen­dant une semaine".

A l'inverse, il n'y avait rien de plus "déli­cieux que de pré­tendre être malade, et de res­ter au lit pen­dant 12 heure à écou­ter la radio".

Avec le recul de ses 76 ans, Woody Allen recon­naît volon­tiers que cer­taines des vieilles émis­sions qu'il ado­rait étaient "nulles". "Comment ai-je puis les ado­rer"? s'est-il demandé sous les rires de l'assistance.

"Nous étions inno­cents, nous pen­sions que la radio allait mettre fin à toutes les guerres", parce qu'elle unis­sait les gens, a-t-il égale­ment déclaré, sur une note plus sombre.

Woody Allen est égale­ment revenu sur une de "ses petites pas­sions bizarres" celle pour les tours de magie, qui ne l'a pas quitté depuis l'enfance et qu'il a qua­li­fié de "colos­sale perte de temps".

En réponse à une ques­tion, il a expli­qué qu'il avait com­mencé à écrire des rôles pour des femmes, après avoir ren­con­tré Diane Keaton, avec lequel il aura une rela­tion pen­dant près de 10 ans.

"Elle m'impressionnait beau­coup. Je me suis dit, je peux écrire pour elle, je peux écrire pour toutes les femmes".

Et il a gardé le der­nier mot pour sa mère, qui a vu "tous (ses) films, et les aime, sans les comprendre".


 

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