14.02.2012

Paris en tête du 1er classement mondial des villes étudiantes (étude)

Paris arrive en tête du clas­se­ment mon­dial des villes étudiantes, devant Londres, Boston et Melbourne, selon la société d'études bri­tan­nique QS (Quacquarelli Symonds Ltd), spé­cia­li­sée dans les clas­se­ments uni­ver­si­taires et qui publie mardi le pre­mier sur les villes.

Avec 421 points, Paris devance Londres (405 points), Boston (399 points), Melbourne (398 points) et Vienne (389 points).

Outre la capi­tale, deux autres villes fran­çaises appa­raissent dans ce "top 50", Lyon (14e avec 367 points) et Toulouse (46e, 286 points).

Alors que les clas­se­ments uni­ver­si­taires clas­siques, y com­pris celui de QS, sont ultra­do­mi­nés par les établis­se­ments amé­ri­cains et bri­tan­niques, sept des 15 pre­mières villes du "QS Best Student Cities 2012" sont d'Europe conti­nen­tale (Paris, Vienne, Zurich, Berlin, Barcelone, Munich et Lyon).

Contrairement aux clas­se­ments tra­di­tion­nels essen­tiel­le­ment fon­dés sur la recherche, ce pal­ma­rès des villes est en effet bâti, outre la recherche, sur quatre types de cri­tères: l'importance de la popu­la­tion étudiante (natio­nale et étran­gère), la qua­lité de vie, le point de vue des employeurs sur les diplô­més, enfin le coût de la sco­la­rité et de la vie étudiante (ou "accessibilité").

"Paris bat Londres pour les cri­tères d'accessibilité, de qua­lité de vie et de répu­ta­tion de ses uni­ver­si­tés auprès des employeurs inter­na­tio­naux. Et avec 16 établis­se­ments d'enseignement supé­rieur dans le top 500, Paris a plus d'établissements clas­sés que n'importe quelle autre ville", a détaillé QS dans un communiqué.

"La sur­prise est la per­for­mance de l'Europe conti­nen­tale, mal clas­sée d'habitude mais qui là béné­fi­cie de ses sys­tèmes plus égali­taires et moins sélec­tifs que les pays anglo-saxons", a expli­qué à l'AFP Danny Byrne, res­pon­sable d'un des prin­ci­paux sites de QS, "topuniversities.com".

"Il s'agit pour nous de pro­mou­voir un nou­veau type de clas­se­ment, cen­tré sur les étudiants, car la qua­lité de vie, la répu­ta­tion aux yeux des employeurs et l'accessibilité, cela leur parle", a-t-il ajouté.

"Le pay­sage uni­ver­si­taire fran­çais a long­temps été très frag­menté et nos per­for­mances dans les clas­se­ments en ont souf­fert", a com­menté à l'AFP Edouard Husson, vice-chancelier des uni­ver­si­tés de Paris, res­pon­sable à ce titre de l'enseignement supé­rieur pari­sien. "Mais quand on cumule le nombre d'universités, Paris arrive en tête de clas­se­ment, et les droits d'inscription peu élevés, d'un seul coup, se révèlent un avan­tage", a-t-il ajouté.

En France, les droits de sco­la­rité sont de 177 euros en licence et 245 euros en mas­ter. A titre de com­pa­rai­son, en Angleterre, où ils ont été aug­men­tés, il faut comp­ter 3.000 à 4.000 euros en licence et jusqu'à 10.000 euros en master.

"Paris, Vienne, Zurich et Berlin ont des droits moyens de moins de 1.000 dol­lars par an, com­paré à 30.000 dol­lars aux Etats-Unis", sou­ligne QS.


 

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