14.02.2012

Des maires du Val-de-Marne dénoncent les suppressions de postes dans le primaire

Des maires du Val-de-Marne, de gauche et de droite, ont dénoncé mardi les sup­pres­sions de postes dans l'enseignement pri­maire, invo­quant "un devoir de res­pon­sa­bi­lité" face à ces mesures qui, selon eux, touchent en pre­mier lieu les élèves en difficulté.

Quelque 127 postes d'enseignants doivent être sup­pri­més à la ren­trée dans le dépar­te­ment, ce qui se tra­duira par 66 fer­me­tures de classes dans les écoles mater­nelles et élémen­taires, ont expli­qué les maires ou adjoints aux maires d'Orly (Gauche popu­laire), Boissy-Saint-Léger (PS), Choisy-le-Roi (PCF), Arcueil (EELV-Gauche popu­laire), Bonneuil-sur-Marne (PCF) et Nogent-sur-Marne (UMP), lors d'une confé­rence de presse à Orly.

Le reste des postes sup­pri­més, soit plus de la moi­tié, cor­res­pond à des ensei­gnants spé­cia­li­sés dans l'encadrement et le sou­tien des élèves en difficulté.

"La plu­part des sup­pres­sions visent les quar­tiers les plus dif­fi­ciles et les enfants en dif­fi­culté. C'est un cercle vicieux dont on ne voit pas la fin. On pré­pare aujourd'hui l'échec de demain. (...) Nous, élus, avons un devoir de res­pon­sa­bi­lité", a dénoncé Régis Charbonnier, maire PS de Boissy-Saint-Léger et pré­sident de l'Association des maires du Val-de-Marne.

Ces 66 fer­me­tures de classes ont été déci­dées mal­gré une aug­men­ta­tion de plus de 800 élèves dans l'enseignement pri­maire dans le dépar­te­ment, ont assuré les élus.


 

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