Val-de-Marne: manifestation contre une baisse de dotation en heures enseignées
Trois cents élèves, enseignants et parents d'élèves de trois établissements scolaires de Vitry-sur-Seine ont manifesté vendredi dans cette ville et à Créteil (Val-de-Marne) pour protester contre une baisse de dotation en heures enseignées et la suppression de postes, selon les organisateurs.
Les manifestants venaient des lycées Jean-Macé et Romain-Rolland et du collège Gustave-Monod.
"On perd au départ 154 heures de cours par semaine pour l'année prochaine, on est très en colère, on reste très mobilisés", a dit à l'AFP Sandrine Bourret, professeur de philosophie.
Cette baisse de dotation en heures enseignées, qui correspond à l'équivalent de sept postes et demi d'enseignants, doit se traduire par la fermeture d'une classe de première, d'une autre de terminale, et la fusion de classes de BTS, a précisé Sandrine Bourret, décrivant un climat tendu au lycée Jean-Macé.
Ils exigent également le départ du proviseur qui, selon Mme Bourret, "est à l'origine des dysfonctionnements" affectant cet établissement.
"Nous témoignons de notre soutien à l'ensemble des équipes éducatives, il est important que, pour l'avenir de nos jeunes, des moyens soient mis à leur disposition, que ce soient les moyens enseignants, les moyens de vie scolaire afin qu'ils puissent accéder au savoir dans de bonnes conditions", a insisté Fabienne Le Corre, adjointe au maire chargée des affaires sociales.
Les manifestants et la municipalité s'inquiètent également d'un "climat qui se dégrade" avec l'agression le jeudi 26 janvier de l'adjointe du proviseur dans l'établissement, frappée à l'épaule par le frère d'un élève qui s'était introduit dans le lycée.
L'agression a causé 10 jours d'incapacité temporaire totale (ITT), selon les enseignants.
Tous les problèmes ont été abordés mercredi lors d'une réunion d'échange entre les protagonistes à Créteil, a précisé à l'AFP le rectorat.
"On a des positions, les représentants des établissements ont d'autres positions, il y a plusieurs pistes concrètes qui ont été envisagées, maintenant il faut regarder la possibilité de mise en oeuvre", a-t-on ajouté, assurant que "la situation n'est pas bloquée".
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.


