10.02.2012

Val-de-Marne: manifestation contre une baisse de dotation en heures enseignées

Trois cents élèves, ensei­gnants et parents d'élèves de trois établis­se­ments sco­laires de Vitry-sur-Seine ont mani­festé ven­dredi dans cette ville et à Créteil (Val-de-Marne) pour pro­tes­ter contre une baisse de dota­tion en heures ensei­gnées et la sup­pres­sion de postes, selon les organisateurs.

Les mani­fes­tants venaient des lycées Jean-Macé et Romain-Rolland et du col­lège Gustave-Monod.

"On perd au départ 154 heures de cours par semaine pour l'année pro­chaine, on est très en colère, on reste très mobi­li­sés", a dit à l'AFP Sandrine Bourret, pro­fes­seur de philosophie.

Cette baisse de dota­tion en heures ensei­gnées, qui cor­res­pond à l'équivalent de sept postes et demi d'enseignants, doit se tra­duire par la fer­me­ture d'une classe de pre­mière, d'une autre de ter­mi­nale, et la fusion de classes de BTS, a pré­cisé Sandrine Bourret, décri­vant un cli­mat tendu au lycée Jean-Macé.

Ils exigent égale­ment le départ du pro­vi­seur qui, selon Mme Bourret, "est à l'origine des dys­fonc­tion­ne­ments" affec­tant cet établissement.

"Nous témoi­gnons de notre sou­tien à l'ensemble des équipes éduca­tives, il est impor­tant que, pour l'avenir de nos jeunes, des moyens soient mis à leur dis­po­si­tion, que ce soient les moyens ensei­gnants, les moyens de vie sco­laire afin qu'ils puissent accé­der au savoir dans de bonnes condi­tions", a insisté Fabienne Le Corre, adjointe au maire char­gée des affaires sociales.

Les mani­fes­tants et la muni­ci­pa­lité s'inquiètent égale­ment d'un "cli­mat qui se dégrade" avec l'agression le jeudi 26 jan­vier de l'adjointe du pro­vi­seur dans l'établissement, frap­pée à l'épaule par le frère d'un élève qui s'était intro­duit dans le lycée.

L'agression a causé 10 jours d'incapacité tem­po­raire totale (ITT), selon les enseignants.

Tous les pro­blèmes ont été abor­dés mer­credi lors d'une réunion d'échange entre les pro­ta­go­nistes à Créteil, a pré­cisé à l'AFP le rectorat.

"On a des posi­tions, les repré­sen­tants des établis­se­ments ont d'autres posi­tions, il y a plu­sieurs pistes concrètes qui ont été envi­sa­gées, main­te­nant il faut regar­der la pos­si­bi­lité de mise en oeuvre", a-t-on ajouté, assu­rant que "la situa­tion n'est pas bloquée".


 

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