08.02.2012

"JC comme Jésus Christ", une comédie corrosive sur le cinéma signée Zaccaï

A la veille du bac, Jean Christophe Kern, alias J.C., a déjà une Palme d'or et un César... un des­tin hors norme, qui est au coeur de la comé­die de Jonathan Zaccaï "JC comme Jésus Christ".

Dans cette farce cor­ro­sive, pré­sen­tée cet automne au Festival inter­na­tio­nal des jeunes réa­li­sa­teurs de Saint-Jean-de-Luz, l'acteur Jonathan Zaccaï, qui signe là son pre­mier long métrage, s'attaque au milieu du cinéma à tra­vers le per­son­nage de Jean Christophe Kern, réa­li­sa­teur tota­le­ment méga­lo­mane, devenu en quelques mois un vrai phé­no­mène de société...

"JC comme Jésus Christ" est conçu comme un faux repor­tage. Au fil des jours, l'équipe de ce "fake", conduite par Jonathan Zaccaï, suit ce jeune pro­dige du cinéma qui croise une pléiade de vedettes incar­nant leur propre rôle.

Ainsi, la jour­na­liste Claire Chazal joue les inter­vie­weuses, Elsa Zylberstein et Aure Attika sont pour leur part deux actrices folles de cet ado­les­cent alors que Kad Merad et Gilles Lellouche rêvent de tour­ner avec lui.

Pour incar­ner Jean Christophe, une sorte de Justin Bieber du cinéma, le réa­li­sa­teur a choisi l'acteur Vincent Lacoste, 18 ans, qui a été révélé par le film "Les beaux gosses".

Au départ, "JC était un per­son­nage secon­daire d'un autre film et en ren­con­trant Vincent Lacoste j'ai eu comme un coup de foudre (...) et puis je me suis dis fina­le­ment qu'un pre­mier film devait aussi être un acte de liberté et tout d'un coup, cela a été une évidence: il devait être le per­son­nage cen­tral d'un autre film", raconte le scé­na­riste et réalisateur.

Pour faire de Jean Christophe Kern une icône, le look de Vincent Lacoste a été par­ti­cu­liè­re­ment soi­gné: avec son écharpe à car­reaux écos­sais, ses grosses lunettes noires et son man­teau noir, il a un faux air de Jean-Luc Godard, auquel le film fait réfé­rence à plu­sieurs reprises.

Jonathan Zaccaï, plein d'enthousiasme et qui avait envie de "s'amuser et déli­rer" a bou­clé ce scé­na­rio en deux semaines. Les dia­logues, tru­cu­lents et par­fois un peu trash, ont cepen­dant été par­ti­cu­liè­re­ment soi­gnés par le scénariste-réalisateur.

Il a assez faci­le­ment réussi à convaincre les acteurs de venir jouer dans son film, dont le rythme est trépidant.

"Ils sont venus ami­ca­le­ment. Quand je leur racon­tais le pitch du film, ils avaient envie d'y par­ti­ci­per et de faire en sorte que ce per­son­nage tota­le­ment déli­rant, ima­giné comme un mélange de Woody Allen, Peters Sellers et Jean-Luc Godard, devienne réel", explique l'acteur belge, qui s'est déjà plongé dans l'écriture de son second film.

Pour pous­ser jusqu'au bout l'idée de cette farce, Jonathan Zaccaï a ima­giné que dans "JC comme Jésus Christ", le per­son­nage, "qui est peut-être un génie ou peut-être une super­che­rie", serait en train de réa­li­ser "le film le plus bête pos­sible: une comé­die musi­cale sur Dutroux", bap­tisé "Dutroux in the rain".

Le film, qui est une copro­duc­tion franco-belge, sort sur les écrans fran­çais le 8 février 2012.


 

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