03.02.2012

Trois jours pour se passer de ce portable qui "empiète sur notre vie privée"

"Trois minutes, trois heures, trois jours... Combien de temps tiendrez-vous?" Les 12e "jour­nées sans télé­phone por­table" pro­posent à cha­cun, de lundi à mer­credi, de ten­ter de prendre ses dis­tances avec cet outil qui "empiète petit à petit sur notre vie privée".

"Ce n'est pas une croi­sade anti-portable", assure Phil Marso, écri­vain à l'origine de ces jour­nées lan­cées pour la pre­mière fois en février 2001 et qui s'est fait connaître en publiant en 2004 un livre inso­lite rédigé en lan­gage SMS.

L'objectif est davan­tage, assure-t-il, de réflé­chir à notre usage du por­table avec comme thé­ma­tique, cette année, le travail.

"Cet outil empiète petit à petit sur notre vie pri­vée. Plus grave, la fron­tière entre le temps du tra­vail et le temps pour se consa­crer à son entou­rage, à soi n?existe plus! Non aux cadences infer­nales des e-mails, des SMS, des appels intem­pes­tifs des patrons!", écrit-il dans son appel à ces "Journées sans portable".

"Mon sou­hait, peut-être idéa­liste, est que les syn­di­cats sala­riés comme patro­naux puissent se sai­sir de ce pro­blème et voient s'il est pos­sible d'imaginer des pro­to­coles pour que les sala­riés, notam­ment les cadres, ne soient pas for­cé­ment appe­lés en vacances ou le week-end...", précise-t-il à l'AFP.

Ces jour­nées se déroulent chaque année à par­tir du 6 février, jour de la Saint-Gaston, en clin d'oeil aux paroles de la popu­laire chan­son de Nino Ferrer: "Gaston y'a le télé­fon qui son, et y a jamais per­son qui y répond..."


 

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