03.02.2012

Retard à l'agrégation: elle demande réparation au président de la République

Une ensei­gnante, qui affirme être arri­vée en retard au concours de l'agrégation en rai­son des per­tur­ba­tions engen­drées par un dépla­ce­ment pré­si­den­tiel, demande répa­ra­tion à Nicolas Sarkozy tan­dis que la pré­fec­ture attri­bue ses dif­fi­cul­tés aux tra­vaux du tram­way à Dijon.

Nadia Lavoignat, ensei­gnante en sciences phy­siques de 40 ans, basée à Mâcon, dit être arri­vée en train à Dijon, le jeudi 26 jan­vier à 8H19.

"En arri­vant à 8H19, n'importe qui avait le temps d'être à 9H00 devant le col­lège où je devais pas­ser l'examen", a-t-elle indi­qué à l'AFP.

Ce même jour, Nicolas Sarozy était en dépla­ce­ment à Dijon sur le thème de la justice.

Dans une lettre adres­sée au pré­sident de la République le 27 jan­vier, consul­tée par l'AFP, Nadia Lavoignat, explique : "Le bus que je devais prendre était blo­qué et (...) les sui­vants furent arrê­tés pour vous per­mettre de cir­cu­ler libre­ment et en toute sécu­rité dans le centre-ville".

"Je tente alors de prendre un taxi, mais j'avais 15 per­sonnes devant moi. Personne ne vou­lait me céder sa place", poursuit-elle, contac­tée au téléphone.

"J'avais pré­venu l'établissement. J'ai pris un taxi à 9H30. Il a mis 8 minutes. On n'a pas voulu me lais­ser entrer", ajoute Mme Lavoignat.

"Je suis arri­vée trop tard, c'est la loi. L'examen, je ne l'ai pas raté à cause de lui (le pré­sident de la République, ndlr) mais il m'a empê­ché de concou­rir", pré­cise celle qui pas­sait l'agrégation pour la troi­sième fois.

Dans son cour­rier elle dit attendre "un dédom­ma­ge­ment moral et même finan­cier car l'obtention éven­tuelle de l'agrégation reva­lo­rise de manière non négli­geable le salaire que je per­çois chaque mois, de plus, j'ai payé trans­port et héber­ge­ment de ma poche".

La pré­fec­ture de Côte-d'Or, dans un com­mu­ni­qué, indique que "le ser­vice des auto­bus n'a pas été inter­rompu" ce jour-là et que des "amé­na­ge­ments de des­serte très limi­tés" n'ont pas pu "per­tur­ber à aucun moment la des­serte de la gare SNCF", le tra­jet du pré­sident de la République ne pas­sant pas par là.

"Il semble donc clai­re­ment établi que les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par Mme Lavoignat ne peuvent pas être impu­tées à la venue du pré­sident de la République à Dijon mais qu'elles pour­raient plu­tôt être en rela­tion avec des tra­vaux dans le quar­tier de la gare", conclut la préfecture.


 

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