La réforme de la carte scolaire a aidé des élèves socialement défavorisés (rapport)
L'assouplissement de la carte scolaire a surtout eu un impact sur les collèges de l'éducation prioritaire, en réduisant leurs effectifs, et en permettant à des élèves socialement défavorisés d'accéder à des établissements publics de meilleur niveau, selon un rapport publié vendredi.
La carte scolaire est un système d'affectation des élèves dans un établissement public correspondant à leur lieu de résidence.
Promis par le candidat Nicolas Sarkozy, son assouplissement a été mis en place à la rentrée 2007 pour répondre à un double objectif : "élargir la liberté de choix des familles" et "favoriser la mixité sociale" des collèges et lycées, rappelle le rapport d'évaluation de l'Ecole d'économie de Paris et du centre de recherche Cepremap et révélé par Le Figaro.
Des dérogations sont accordées aux élèves handicapés, aux boursiers ou aux élèves dont un frère ou une soeur est scolarisé(e) dans l'établissement souhaité.
A l'échelle nationale, l'assouplissement n'a pas eu d'impact "détectable" : le nombre de dérogations accordées à l'entrée en sixième et en seconde "reste modéré" (8 % en 2009 contre 4 % en 2006).
Les boursiers sont "très peu nombreux" à avoir profité de la possibilité qui leur est offerte : un peu moins de 4 %, et les demandes émanant de ces derniers "ne représentent que 7 à 8 % du total".
En revanche, la réforme de 2007 a eu des "effets significatifs sur les collèges de l'éducation prioritaire, qui concentrent près d'un tiers de l'ensemble des demandes de dérogation exprimées à l'entrée en sixième, alors que ces établissements ne scolarisent que 17 % environ des effectifs du public".
En effet, l'augmentation du nombre de dérogations accordées pour éviter ces collèges a entraîné une diminution des effectifs scolarisés en sixième entre 2006 et 2009 entre 5 % et 9 %.
Néanmoins, la réforme a "favorisé l'accès d'une partie des élèves les plus socialement défavorisés à des établissements publics de meilleur niveau".
A Paris, qui se caractérise par une forte concurrence scolaire, le taux de demandes de dérogation est élevé : 36,1 %, en 2009, des élèves entrant en sixième (contre 10,9 % au niveau national), avec un taux de satisfaction moyen de 31 %.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.


