03.02.2012

Etats-Unis: le chômage au plus bas depuis trois ans

Les chiffres offi­ciels de l'emploi ont créé la sur­prise ven­dredi aux Etats-Unis, où le taux de chô­mage est tombé à son niveau le plus bas en trois ans, grâce à une nette accé­lé­ra­tion des embauches.

Le taux de chô­mage a reculé de 0,2 point par rap­port à décembre et s'est établi à 8,3%, en don­nées cor­ri­gées des varia­tions sai­son­nières, son niveau de février 2009, indique le rap­port men­suel sur l'emploi du dépar­te­ment du Travail.

En baisse pour le cin­quième mois de suite, le chô­mage a reculé de 0,8 point depuis août.

La pour­suite de ce mou­ve­ment de baisse a sur­pris les ana­lystes, dont la pré­vi­sion médiane don­nait le taux stable à 8,5%.

Les chiffres du minis­tère montrent que le recul de jan­vier a eu lieu en même temps que la popu­la­tion active aug­men­tait de 0,3% par rap­port en décembre.

La baisse du chô­mage résulte donc uni­que­ment de la force des embauches.

En don­nées cor­ri­gées des varia­tions sai­son­nières, les Etats-Unis ont créé 243.000 postes de plus qu'ils n'en détrui­saient en jan­vier, indique le rap­port sur l'emploi. Cela repré­sente le solde des créa­tions de postes le plus élevé depuis avril 2011, et une hausse des embauches de 20% par rap­port à décembre.

La pré­vi­sion médiane des ana­lystes don­nait 155.000 créa­tions d'emplois en janvier.

Dans le sec­teur privé, tous les sec­teurs d'activité ont été créa­teurs nets d'emplois, à l'exception de ceux de l'information et de la finance, qui ont sup­primé en tout 18.000 postes, indiquent les chiffres du gouvernement.

Le sec­teur public a conti­nué de réduire ses effec­tifs, mais les sup­pres­sions de postes (14.000) se s'y sont faites au rythme le plus faible en quatre mois.

Le minis­tère a revu à la hausse ses chiffres pour l'ensemble de l'année 2011, pour laquelle l'économie amé­ri­caine est désor­mais cré­di­tée d'avoir créé en moyenne 152.000 emplois par mois en don­nées cor­ri­gées des varia­tions saisonnières.

Les chiffres offi­ciels montrent une accé­lé­ra­tion des embauches depuis trois mois: en moyenne sur novembre, décembre et jan­vier, le pays a créé 201.000 emplois chaque mois.

A neuf mois de l'élection pré­si­den­tielle, lors de laquelle Barack Obama compte bri­guer un second man­dat, le rap­port sur l'emploi est bien­venu pour le gou­ver­ne­ment, à qui l'opposition répu­bli­caine reproche d'avoir affai­bli l'éconnomie amé­ri­caine par son action.

Le secré­taire au Trésor, Timothy Geithner, a réfuté ces argu­ments jeudi en affir­mant qu'il n'y avait "aucune preuve cré­dible per­met­tant d'étayer l'argument selon lequel [la réforme de la finance avait eu] un effet néga­tif sur la capa­cité de l'économie à se reprendre et à croître". "En fait il y a une masse de preuves qui indiquent le contraire", avait-il affirmé.

Victimes de la crise, des mil­lions de familles font néan­moins tou­jours face à des dif­fi­cul­tés quotidiennes.

Le pays compte encore 12,8 mil­lions de chô­meurs offi­ciels, dont 42,9% sont sans emploi depuis plus de six mois.

Si l'on ajoute les chô­meurs exclus du décompte offi­ciel, et les per­sonnes employées à temps par­tiel faute de trou­ver un poste à plein temps, le taux de chô­mage et de sous-emploi attei­gnait 15,1% en jan­vier, selon les chiffres officiels.

Pour ceux qui ont un emploi, les hausses de salaires res­tent infé­rieures à la hausse des prix: 2,5% sur un an en jan­vier quand l'inflation est mesu­rée à 3,0%.


 

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