Supérieur: Wauquiez lance une mission sur "la relance de l'ascenseur social"
Une mission sur "la relance de l'ascenseur social par l'enseignement supérieur" a été lancée vendredi par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, car "de nombreux signes montrent que le moteur se grippe".
Cette mission a été confiée à Salima Saa, présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) et secrétaire nationale de l'UMP en charge du développement urbain, selon un communiqué du ministère.
Il s'agit "d'identifier les freins à l'ascension sociale et proposer des solutions pour la relancer".
Rappelant la "politique volontariste" engagée par le gouvernement "pour relancer la dynamique de l'ascenseur social" (bourses, 10ème mois de bourse, logement, orientation), M. Wauquiez a déclaré qu'il fallait "aller plus loin" et "renforcer" cette dynamique "pour les classes moyennes et défavorisées".
En effet, "la massification du supérieur n'a pas nécessairement conduit à sa démocratisation: en France, l'impact de l'origine sociale est le double de celui du Japon ou du Canada. Les diplômés restent en majorité issus des classes supérieures. 41% d'entre eux ont un père qui appartient aux professions intellectuelles, 18% aux professions intermédiaires et 15% aux employés".
"La proportion d'enfants d'employés et de catégories intermédiaires a baissé en 10 ans dans l'enseignement superieur: elle est passée de 28,3% en 2001 à 25,1% en 2010, alors même que cette catégorie s'est renforcée dans l'ensemble de la population", ajoute le communiqué.
Dans sa mission, Mme Saa sera accompagnée de Claude Boichot, inspecteur général de l'Education nationale, correspondant de la médiatrice de Paris et auteur d'un rapport sur les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.


