27.01.2012

Le principal syndicat du privé conteste l'enseignement catholique sur les postes

Le Fep-CFDT, prin­ci­pal syn­di­cat du privé, a contesté ven­dredi dans un com­mu­ni­qué la vision de l'enseignement catho­lique sur les sup­pres­sions de postes, affir­mant qu'il est selon lui "urgent de réta­blir les emplois supprimés".

"Concernant l'emploi, la Fep-CFDT com­bat l'idée visant à faire croire que de nou­velles sup­pres­sions d'emplois pour­raient être absor­bées sous le fal­la­cieux pré­texte qu'il serait pos­sible de faire autre­ment, notam­ment en rédui­sant l'offre de for­ma­tion", écrit-il.

Par ailleurs, le syn­di­cat "s'interroge sur le modèle de l'Ecole que l'enseignement catho­lique appelle. C'est ce modèle libé­ral qui se des­sine peu à peu depuis quelques années et que la Fep-CFDT com­bat parce qu'il déman­tèle le sys­tème éduca­tif tout en dégra­dant les condi­tions de tra­vail, d'enseignement et d'apprentissage".

"La réus­site de tous les élèves exige une cohé­sion entre établis­se­ments, pas de les faire fonc­tion­ner sur un mode libé­ral et mana­gé­rial", ajoute-t-il.

Le syn­di­cat réagit ainsi au "Manifeste" pour l'élection pré­si­den­tielle pré­senté mardi par l'enseignement catho­lique, qui défend notam­ment une plus large auto­no­mie des établis­se­ments scolaires.

Son secré­taire géné­ral, Eric de Labarre, avait aussi expli­qué qu'il était pos­sible de conti­nuer à sup­pri­mer des postes, à condi­tion de revoir l'offre de for­ma­tion en col­lège et lycées (baisse des horaires heb­do­ma­daires des élèves, sup­pres­sion ou réor­ga­ni­sa­tion d'options sur le territoire).


 

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