Le principal syndicat du privé conteste l'enseignement catholique sur les postes
Le Fep-CFDT, principal syndicat du privé, a contesté vendredi dans un communiqué la vision de l'enseignement catholique sur les suppressions de postes, affirmant qu'il est selon lui "urgent de rétablir les emplois supprimés".
"Concernant l'emploi, la Fep-CFDT combat l'idée visant à faire croire que de nouvelles suppressions d'emplois pourraient être absorbées sous le fallacieux prétexte qu'il serait possible de faire autrement, notamment en réduisant l'offre de formation", écrit-il.
Par ailleurs, le syndicat "s'interroge sur le modèle de l'Ecole que l'enseignement catholique appelle. C'est ce modèle libéral qui se dessine peu à peu depuis quelques années et que la Fep-CFDT combat parce qu'il démantèle le système éducatif tout en dégradant les conditions de travail, d'enseignement et d'apprentissage".
"La réussite de tous les élèves exige une cohésion entre établissements, pas de les faire fonctionner sur un mode libéral et managérial", ajoute-t-il.
Le syndicat réagit ainsi au "Manifeste" pour l'élection présidentielle présenté mardi par l'enseignement catholique, qui défend notamment une plus large autonomie des établissements scolaires.
Son secrétaire général, Eric de Labarre, avait aussi expliqué qu'il était possible de continuer à supprimer des postes, à condition de revoir l'offre de formation en collège et lycées (baisse des horaires hebdomadaires des élèves, suppression ou réorganisation d'options sur le territoire).
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