25.01.2012
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L'enseignement catholique contre la création de 60.000 postes dans l'Education nationale

Eric de Labarre, secré­taire géné­ral de l'enseignement catho­lique, est opposé à la créa­tion de 60.000 postes pro­mise par François Hollande. Il sou­haite par ailleurs déve­lop­per l'autonomie des établis­se­ments scolaires.

Le secré­taire géné­ral de l'enseignement catho­lique, Eric de Labarre, se dit opposé à la créa­tion de 60.000 postes dans l'Education natio­nale prô­née par le can­di­dat socia­liste à la pré­si­den­tielle, François Hollande. Au regard de « la situa­tion bud­gé­taire », il lui semble « impos­sible de réta­blir ces 60.000 postes ». Il juge par ailleurs que la ques­tion de l'école ne doit pas être abor­dée « par le biais des moyens ».

Eric de Labarre estime même « qu'on peut pro­ba­ble­ment conti­nuer à sup­pri­mer [des postes] sans que la qua­lité de l'offre de for­ma­tion s'en res­sente. Mais cela sup­pose des adap­ta­tions ». Il pro­pose par exemple d'alléger « d'une heure l'emploi du temps heb­do­ma­daire très chargé de col­lé­giens (27 heures envi­ron contre 28) », ce qui per­met­trait de gagner « de 13.000 à 15.000 postes ». Par contre, il pense que revoir les « obli­ga­tions de ser­vice » des pro­fes­seurs, comme l'envisage Nicolas Sarkozy, ne condui­rait qu'à faire « échouer » toute réforme de l'école.

Dans un mani­feste publié hier à l'attention des can­di­dats à l'Elysée, l'enseignement catho­lique se posi­tionne par ailleurs en faveur d'une auto­no­mie accrue des établis­se­ments sco­laires. Dans cette optique, le mani­feste pro­pose d'« assu­rer une réelle glo­ba­li­sa­tion annuelle de la dota­tion horaire des établis­se­ments », et de « recon­naître le rôle du chef d'établissement dans le recru­te­ment des pro­fes­seurs et leur évalua­tion ».

L'enseignement catho­lique demande en outre à l'Etat de « recon­naître le rôle cen­tral des pro­fes­seurs », de « reva­lo­ri­ser [leur] rému­né­ra­tion et créer de nou­velles oppor­tu­ni­tés de car­rière et de pro­mo­tion pro­fes­sion­nelle et per­son­nelle ». Concernant leur pra­tique du métier, il sug­gère « de déve­lop­per le tra­vail par pro­jet et en équipe péda­go­gique ».

L'enseignement catho­lique compte 8.300 établis­se­ments sco­laires et sco­la­rise 18 % (2 mil­lions) des élèves.

Source(s) :
  • AFP, enseignement-catholique.fr, la-croix.com, leschos.fr

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Eddy
le 26 janvier 2012

L’enseignement catho­lique est trans­formé dis­crè­te­ment en struc­ture expli­ci­te­ment ecclé­siale. En effet, fin 2008, ce der­nier devient « un ser­vice natio­nal de la confé­rence des évêques de France ». Alors que jusqu'ici, ce réseau fonc­tion­nait sous tutelle d’une com­mis­sion infor­melle de l’épiscopat enca­drée par un évêque, l’entité « ensei­gne­ment catho­lique » est ainsi deve­nue, désor­mais, un ser­vice direct de l’Église catholique.

La stra­té­gie actuelle des tenants de l'enseignement privé vise ainsi à faire admettre l'enseignement catho­lique comme par­te­naire à part entière des pou­voirs publics, et sur­tout des col­lec­ti­vi­tés locales, en lieu et place des établis­se­ments. Mais ni l'Etat ni les col­lec­ti­vi­tés locales ne peuvent recon­naitre un réseau et encore moins cette struc­ture confessionnelle

Le fameux « carac­tère propre », est un concept inventé pour ne pas contre­ve­nir ouver­te­ment à la loi de sépa­ra­tion des Églises et de l’État de 1905. L’entité « ensei­gne­ment catho­lique » ne figure dans aucun texte légis­la­tif. La loi Debré de 1959 régit en effet « les rela­tions entre l’État et les établis­se­ments d’enseignement privés ».

http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-expansionnisme-de-l-enseignement-prive-catholique-aide-par-la-puissance-publique-alors-que-sa-freq-97813400.html

http://www.la-republique-contre-son-ecole.fr/

http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

http://www.eglise-et-ecole.com/

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eddy
le 26 janvier 2012

« La situa­tion bud­gé­taire est telle qu’il me semble impos­sible de réta­blir ces 60 000 postes. Je pense même qu’on peut pro­ba­ble­ment conti­nuer à en sup­pri­mer sans que la qua­lité de l’offre de for­ma­tion s’en res­sente. » Interview du 24 jan­vier 2012 dans La Croix, du secré­taire géné­ral de l’enseignement catho­lique. Légitimité ins­ti­tu­tion­nelle usur­pée, seuls les établis­se­ments pri­vés « à carac­tère propre » sont des enti­tés juri­diques recon­nues, com­ment peut-il aussi pré­tendre par­ler au nom de l’enseignement public ?

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Moi
le 14 février 2012

Ce n'est pas l'enseignement catho­lique mais les quelques pri­vi­lé­giés qui sont à sa tête qui n'en veulent pas. Les profs du privé sont sur­ement pour mais réduits au silence et trop bri­més pour le dire.

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