25.01.2012

Jean Paul Gaultier rend hommage au style "unique" d'Amy Winehouse

Amy Winehouse. Le pre­mier man­ne­quin du défilé Gaultier crée la sur­prise. Avec sa chou­croute noire, ses yeux de biche, jupe noire scin­tillante sous un top blanc qui laisse voir son soutien-gorge, c'est l'incarnation de la chan­teuse soul décé­dée l'été dernier.

"Ce qu'elle repré­sente avant tout, c'est le fait d'être unique. En musique, comme dans sa façon de s'habiller, elle mélange de nom­breuses influences" pour créer un style sin­gu­lier, a expli­qué le cou­tu­rier en coulisses.

Comme sa col­lec­tion haute cou­ture, la chan­teuse bri­tan­nique, bru­ta­le­ment dis­pa­rue après une car­rière ful­gu­rante et des excès en tous genres, fai­sait lar­ge­ment réfé­rence aux années 1950 et 1960. "Sans être rétro, mais au contraire contem­po­raine, c'est bien pour ça qu'elle a tou­ché toutes les géné­ra­tions", sou­ligne son admirateur.

Jouant sur le ves­tiaire de la star, Gaultier met en scène des cor­sets, l'une de ses pièces fétiches, des bus­tiers, des super­po­si­tions de soutien-gorges et des cou­leurs vives avec du noir.

"Amy Winehouse était une vraie icône de style", insiste le cou­tu­rier, se sou­ve­nant de plu­sieurs de ses tenues cap­tu­rées par les papa­razzi et regret­tant qu'aucun "maga­zine de mode ne l'ait mise sur sa couverture".

Décidant assez tôt de construire sa col­lec­tion autour de sa figure, il a soi­gneu­se­ment évité d'être trop lit­té­ral. "Mon plus bel hom­mage, c'est toute l'admiration que j'ai pour elle", résume-t-il.

Milliers de paillettes

Sa voix a seule­ment été enten­due en toute fin de défilé, se mêlant à celles de quatre chan­teurs a capella "doo wop" sur scène.

De nom­breuses célé­bri­tés, très éclec­tiques, sont venues assis­ter au spec­tacle dans l'immense salle de bal de la mai­son Gaultier. La comé­dienne Catherine Deneuve, tou­jours fidèle, était au pre­mier rang non loin de la chan­teuse amé­ri­caine Beth Ditto, le gra­phiste Jean-Paul Goude, l'humoriste Florence Foresti et le roman­cier Jean Teulé. Charlotte Rampling, très natu­relle dans un simple car­di­gan et T-shirt, ou la chan­teuse R&R Shy'm.

Les plus grands top-model du moment, notam­ment l'Américaine Karlie Kloss ou l'Argentine Milagros Schmoll, ont ébloui ce beau monde dans des man­teaux enve­lop­pants, capes à capuche en mous­se­line flot­tante ou tailleurs à col asy­mé­trique et pan­ta­lon d'homme à rayures adapté aux courbes féminines.

Mais aussi par le tra­vail minu­tieux des ate­liers qui ont brodé des mil­liers de paillettes, comme sur ce man­teau bleu-violet sur jupe plis­sée blanche et top vert tige 100% sequins ou cette veste bro­dée de perles vio­lettes sur une robe en mous­se­line bleu élec­trique. Les bus­tiers aux seins d'obus sur plu­sieurs robes sont entiè­re­ment rebro­dées de pierres.

Après la mariée, en robe-corset rose pou­dré, les filles reviennent en enle­vant le bas, pour exhi­ber leur lin­ge­rie ultra-sophistiquée, un voile noir, façon veuve espa­gnole, sur la tête. "Ce ne sont pas des funé­railles, mais de joyeuses mariées", s'amuse Jean Paul Gaultier.


 

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