06.01.2012
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Voeux de Nicolas Sarkozy à l'éducation : plus de présence pour une meilleure rémunération

Lors de ses voeux hier aux per­son­nels de l'éducation, Nicolas Sarkozy a pro­posé aux ensei­gnants une nou­velle ver­sion du "tra­vailler plus pour gagner plus".

Le pré­sident de la République, Nicolas Sarkozy, a pré­senté hier ses voeux aux per­son­nels de l'éducation sur le site du Futuroscope, à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne).

Le pré­sident a tiré un bilan posi­tif de l'autonomie des uni­ver­si­tés : « D'ici à cinq ans, nous aurons en France un nombre signi­fi­ca­tif d'universités de dimen­sion mon­diale », a-t-il déclaré. Concernant le pri­maire, il pro­met aux pro­fes­seurs des écoles de les aider « à deve­nir de véri­tables experts des appren­tis­sages fon­da­men­taux ». Au sujet du col­lège, Nicolas Sarkozy affirme qu'il est temps d'« assu­mer la diver­sité des par­cours en quatrième-troisième », et donc de mettre fin « aux fai­blesses du col­lège unique ».

Nicolas Sarkozy ne compte par ailleurs pas reve­nir sur les sup­pres­sions de postes. « La ques­tion n'est pas celle des moyens, qui ont aug­menté de 80 % ces trente der­nières années sans résul­tats tan­gibles », affirme-t-il. Il pro­pose à la place de « rééva­luer la condi­tion ensei­gnante », tout en exi­geant des ensei­gnants qu'ils fassent « mieux avec les mêmes moyens ». « Cela va impli­quer de la part des ensei­gnants d'accepter de nou­velles manières de tra­vailler, d'être davan­tage pré­sents dans les établis­se­ments. Mais en contre­par­tie de ce nou­vel enga­ge­ment, d'avoir une rému­né­ra­tion augmentée. »

Le pré­sident a ainsi réaf­firmé sa volonté de mettre un terme au sta­tut de 1950, qui défi­nit le métier par un nombre d'heures de cours. Le pré­sident voit un pro­fond « déca­lage entre ce que l'institution demande offi­ciel­le­ment [aux pro­fes­seurs] – à tra­vers ces fameux textes sta­tu­taires qui remontent aux années 1950 – et la réa­lité de la société d'aujourd'hui, des élèves qui leur sont confiés ».

Nicolas Sarkozy a enfin jugé « irres­pon­sable » de recréer des postes dans l'Education natio­nale « compte tenu de la situa­tion finan­cière de notre pays », dénon­çant impli­ci­te­ment le pro­jet de François Hollande. Ce der­nier a rétor­qué, en marge d'un dépla­ce­ment à Caen dans un CFA, que si « cer­tains veulent dépen­ser moins, ils for­me­ront moins, et nous per­drons des parts de com­pé­ti­tion dans l'économie mon­diale et nous aurons un chô­mage plus élevé ».

Les syn­di­cats d'enseignants ont dénoncé « une attaque libé­rale » de Nicolas Sarkozy sur l'éducation, et « la pour­suite de sa poli­tique d'étouffement bud­gé­taire ».

Source(s) :
  • AFP, lemonde.fr, rtl.fr

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titflo
le 6 janvier 2012

A force de vou­loir comp­ter nos heures, notre pré­sident va nous obli­ger à les comp­ter aussi, je ne sais pas qui y a le plus à gagner !! Je l'invite plu­tôt à m'accompagner une semaine en classe et hors classe afin qu'il sorte son chrono, après on pourra peut-être discuter !!

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Kueny Grégoire
le 7 janvier 2012

Monsieur le Président vous pro­met­tiez en 2007 les réformes suivantes :

" Si je sou­haite réfor­mer le col­lège unique, c'est pour que cha­cun puisse y trou­ver sa place, pour que les dif­fé­rences de rythmes, de sen­si­bi­li­tés, de carac­tères, de formes d'intelligence soient mieux prises en compte de façon à don­ner à cha­cun une plus grande chance de réussir. "

" Nul ne doit entrer en sixième s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du col­lège. Nul ne doit entrer en seconde s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du lycée ."

Je constate à ce jour que vous n'avez pas tenu vos promesses.

Le jeudi 5 jan­vier vous promettez :

"qu'il faut mettre fin aux fai­blesses du col­lège unique tel que nous le connais­sons aujourd'hui". Et pré­ci­sez que l'heure est venue, selon vous, d'"assumer la diver­sité des par­cours en quatrième-troisième".

"Il n'est pas nor­mal que le col­lège actuel pré­pare exclu­si­ve­ment à l'enseignement géné­ral, et pas à la voie pro­fes­sion­nelle : com­ment, dans ces condi­tions, cette der­nière ne serait-elle pas vécue comme une voie de relégation ?"

Ma ques­tion est toute simple Monsieur le Président : pour­quoi vous croire aujourd'hui alors que vos pro­messes de 2007 n'ont pas été tenues ? Pourquoi cette réforme se ferait-elle lors de votre deuxième man­dat alors qu'elle n'a pas été faite lors du pre­mier mandat ?

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Moi
le 7 janvier 2012

Ce Monsieur (dont nous ne vou­lons plus la pré­sence) est-il au cou­rant de ce qui se passe en dehors du Château ? Non ? Alors qu'il se taise et s'occupe de sa famille, de ses amis. Il le fait déjà ? Bien... alors qu'il se taise tout court. Comment peut-on être aussi incom­pé­tent ? C'est impres­sion­nant tout de même. Le monde doit nous envier.

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Rebelle 57
le 8 janvier 2012

Un sage n'a-t-il pas dit : "Parle peu de ce que tu sais et pas du tout de ce que tu ne sais pas" ?

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Le monstre
le 12 janvier 2012

Plus de pré­sence pour moins d'efficacité ?

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