Syrie: les monarchies du Golfe exigent l'arrêt de la répression

Les monarchies arabes du Golfe ont exigé mardi l'arrêt immédiat de la répression en Syrie et la libération des détenus, en prélude à l'application d'un plan sur l'envoi d'observateurs arabes.
"Le Conseil de coopération de Golfe demande au gouvernement syrien un arrêt immédiat de la machine à tuer, l'arrêt de l'effusion de sang (...) la libération des détenus, comme premier pas pour entamer l'application du protocole" sur l'envoi d'observateurs, a affirmé le groupement régional à l'issue de son sommet à Ryad.
Le communiqué du CCG appelle le gouvernement syrien à "appliquer toutes les clauses de l'initiative arabe" qui prévoit, outre l'envoi d'observateurs pour protéger les civils, notamment l'arrêt de la répression, la libération de personnes emprisonnées à l'occasion des manifestations et le retrait de l'armée des villes.
"Cette initiative doit être appliquée immédiatement", a souligné le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet.
"Nous avons entendu dire que la Syrie a accepté le protocole (d'envoi des observateurs) mais pas l'initiative arabe. Le protocole fait partie intégrante de l'initiative arabe, qui est indivisible", a affirmé le ministre saoudien.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé lundi au Caire un protocole de la Ligue arabe stipulant la venue d'observateurs en Syrie, où la répression depuis dix mois d'un soulèvement populaire sans précédent a fait plus de 5.000 morts selon une estimation de l'ONU.
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