14.12.2011
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Les Français mécontents du service public de l'Education nationale

Selon un son­dage BVA publié aujourd'hui, les Français ne sont que 44 % à être satis­faits du ser­vice public de l'Education nationale.

L'emploi et l'Education natio­nale sont pour les Français des prio­ri­tés en matière d'action publique, mais seule une mino­rité d'entre eux a une bonne opi­nion de ces ser­vices publics, selon un son­dage BVA pour l'institut Paul Delouvrier(1) dif­fusé aujourd'hui dans Les Echos et sur RTL.

Les pou­voirs publics devraient faire por­ter leurs efforts en prio­rité sur l'Education natio­nale et l'emploi pour 46 % des Français, en tête de leurs attentes avant la santé publique (36 %) et la sécu­rité sociale (25 %).

Dans le même temps, seuls 44 % des son­dés sont satis­faits de l'action de l'Etat en matière d'éducation. Ils étaient 51 % au début de ce quin­quen­nat, en 2007. L'Education natio­nale se place aujourd'hui en 7ème posi­tion sur le taux de satis­fac­tion des Français concer­nant les ser­vices publics, après la police et la gen­dar­me­rie (68 %), la santé publique (61 %), la sécu­rité sociale (58 %), l'environnement (57 %), la fis­ca­lité (47 %) et la jus­tice (47 %).

Le gou­ver­ne­ment peut donc s'inquiéter de ce mécon­ten­te­ment des Français concer­nant son action sur un sujet qui leur est cher. D'autant que « de pré­cé­dentes études BVA, au prin­temps, indi­quaient (...) que le PS dis­pose d'un plus fort cré­dit que l'UMP » sur ce sujet. Si elle a pro­gressé par rap­port aux années pré­cé­dentes, l'institut BVA sou­ligne que l'opinion moyenne des Français concer­nant l'action de l'Etat sur le ser­vice public en géné­ral « reste médiocre avec seule­ment 50 % d'opinions favo­rables ».

Toutefois, s'ils sont peu satis­faits, les Français ne sont pas prêts à se sacri­fier pour y remé­dier. Les Français ne sont en effet que 43 % à être favo­rables à une hausse d'impôts pour amé­lio­rer les pres­ta­tions du ser­vice public. 52 % pré­fèrent une dimi­nu­tion des impôts, quitte à réduire la qua­lité du ser­vice (ils étaient 44 % il y a un an).

Note(s) :
  • (1) Sondage réalisé du 28 octobre au 19 novembre 2011 par téléphone sur un échantillon représentatif de 1008 Français âgés de 15 ans et plus (méthode des quotas), et par téléphone et Internet auprès de 4.656 usagers des services publics, dont 783 usagers de l’éducation nationale.
Source(s) :
  • LesEchos.fr, bva.fr, AFP, leFigaro.fr
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Moi
le 15 décembre 2011

Et com­bien sont mécon­tents du minis­tère de l'En , C'est lui le seul et unique res­pon­sable de la faillite du système.

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nissa974
le 16 décembre 2011

Evidemment qu'ils ne sont pas contents!1-Ils demandent aux ensei­gnants d'effectuer à leur place l'éducation de leurs enfants,jusqu'à ce que ça casse!2-Les sur­veillants ont chuté de 10 à4 dans des établis­se­ments de850 élèves.Gros pro­blèmes de sécurité,...3-Ils n'ont aucune idée de ce métier au quotidien,pensent que les profs sont des nan­tis, loin de là! Bref,qu'ils aillent se ren­sei­gner auprès des prin­ci­paux inté­res­sés, ils ver­ront! C'est nor­mal de deman­der à des retrai­tés de 63 et 65 ans de rem­pla­cer des collègues,tous les TZR étant sur postes à l'année,pour pal­lier le manque de profs? Bientôt,il n'y aura plus de profs du tout,et ils regret­te­ront ce bon vieux temps où ils pou­vaient leur cas­ser gra­tui­te­ment du sucre sur le dos!!!!!

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tit
le 16 décembre 2011

Et les ensei­gnants mécon­tents des parents démis­sion­naires, absents ou irres­pon­sables? Quel pourcentage?

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