08.12.2011

La FSU dénonce les faibles prestations sociales des agents de l'Education

La FSU, prin­ci­pale fédé­ra­tion syn­di­cale de l'éducation, déplore le "constat acca­blant" établi par un rap­port révé­lant le faible mon­tant des pres­ta­tions sociales accor­dées aux per­son­nels, et "exige" que Luc Chatel ouvre des négo­cia­tions, dans un com­mu­ni­qué publié jeudi.

Interrogé par l'AFP, le minis­tère n'a pas sou­haité réagir.

Un rap­port sur "l'action sociale dans la fonc­tion publique de l'Etat", remis en octobre au ministre de la Fonction publique, indique qu'en 2010 l'Etat a alloué "en moyenne 284,11 euros de cré­dits d'action sociale par agent".

Mais il existe des écarts impor­tants, les agents de l'Education natio­nale et de l'Enseignement supé­rieur étant les plus mal lotis avec 80 euros par an, dont 41 euros dépen­sés par le minis­tère sur ses cré­dits propres.

Aux minis­tères de l'Economie et de la Santé, les agents ont béné­fi­cié d'environ 1.000 euros, "une grande majo­rité des minis­tères se situant entre 350 et 500 euros".

"Le minis­tère de l'Education natio­nale assure le plus faible niveau de pres­ta­tions et dis­pose du réseau le moins étoffé, compte tenu de la très grande dis­per­sion géo­gra­phique des lieux de tra­vail", selon le rapport.

"Le pre­mier minis­tère en termes d'effectifs et de bud­get est la lan­terne rouge en matière d'action sociale, et ce, quel qu'en soit le domaine: loge­ment, res­tau­ra­tion, enfance et famille, culture, loi­sirs et vacances", cri­tique la FSU.

"L'exemple concer­nant les enfants des per­son­nels de l'Education natio­nale est révé­la­teur du dés­in­té­rêt du minis­tère", sou­ligne l'organisation syndicale.

"Alors que tous les autres minis­tères mul­ti­plient en cette période de fin d'année ini­tia­tives et pres­ta­tions en faveur des enfants, les enfants des per­son­nels de l'Education natio­nale +béné­fi­cient+ de l'indifférence la plus totale de la part de l'employeur de leurs parents à cette occa­sion", ajoute-t-elle.

La FSU ne peut "admettre que (le) constat acca­blant (relevé par le rap­port) reste sans suite" et "exige du ministre l'ouverture de négo­cia­tion sur cette ques­tion (...) avec la volonté de faire évoluer la situa­tion (des) titu­laires, contrac­tuels et retrai­tés de l'Education nationale".


 

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