Réchauffement climatique : 3,5°de plus et des animaux rapetissant

07.12.2011 0
A l'occasion de la confé­rence de l'ONU sur le cli­mat qui se déroule actuel­le­ment à Durban en Afrique du Sud, syn­thèse des points d'inquiétude liés au réchauf­fe­ment climatique.

Paul Keller/Flickr

"Le cli­mat sur la voie d'un réchauf­fe­ment de 3,5°C" titrait Le Monde hier. Une étude pré­sen­tée à Durban en marge de la confé­rence de l'ONU sur le cli­mat, revèle qu'il sera impos­sible d'ici 2020, de tenir l'engagement d'une aug­men­ta­tion de la tem­pé­ra­ture sur terre de 2°. C'était pour­tant l'objectif fixé en 2009 à Copenhague, puis refixé l'an passé à Cancun, lors des pré­cé­dentes confé­rences de l'ONU sur le climat.

A ce jour, les Etats se montrent en effet inca­pables de tenir leurs enga­ge­ments pour limi­ter l'impact du réchauf­fe­ment cli­ma­tique liés aux gaz à effet de serre. Pire, l'année 2010 a été une véri­table catas­trophe indique Le Monde, les émis­sions de dioxyde de car­bone (CO2) ayant été record, avec une hausse mon­diale de près de 6%, et de 7,6% pour les pays en voie de déve­lop­pe­ment, par rap­port à 2009.

Des effets déjà net­te­ment perceptibles

Les effets du réchauf­fe­ment cli­ma­tique se font déjà sen­tir de manière inquié­tante. Un dos­sier du site deve­lop­pe­ment durable.com explique ainsi que la mala­die du som­meil est appe­lée à se répandre : "d'ici 2090, ce ne serait plus, comme aujourd'hui, envi­ron 60 mil­lions d'individus qui seraient expo­sés à l'infection, mais entre 106 et 137 !" Du fait que la mouche tsé-tsé, sévis­sant aujourd'hui en Afrique sub­sa­ha­rienne, arri­ve­rait dans les zones tempérées.

Le réchauf­fe­ment induit aussi des phé­no­mènes étranges déjà obser­vables : en par­ti­cu­lier le rape­tis­se­ment des espèces, note deve­lop­pe­ment durable.com .

Un article publié dans la revue Nature Climate Change en octobre der­nier par les cher­cheurs de l'université de Singapour indique ainsi qu'au cours des vingt der­nières années, les tor­tues, les mouettes et les lézards sont deve­nus plus petits.

La fonte des glaciers

Enfin, la fonte des gla­ciers de l'Himalaya devient abso­lu­ment pré­oc­cu­pante : on pou­vait ainsi lire hier sur le site Futura-Sciences que "glo­ba­le­ment, ils ont ten­dance à fondre comme neige au soleil."

Une étude à ce pro­pos a été pré­sen­tée le 4 décembre der­nier par le Centre inter­na­tio­nal pour le déve­lop­pe­ment inté­gré en mon­tagne (Icimod), tou­jours à l'occasion du som­met de Durban.  Il s'avère qu'"au cours des trente der­nières années, la sur­face recou­verte par les gla­ciers du Bhoutan a dimi­nué de 22 %, et 21 % au Népal."

Et que glo­ba­le­ment, à l'échelle du monde," entre les périodes 1980–2000 et 1996–2005, le taux de fonte des gla­ciers a doublé."

Si rien n'est fait, il fau­dra donc s'attendre entre autres à l'émergence de nou­velles mala­dies, des muta­tions d'espèces ani­males, et à un sérieux pro­blème d'approvisionnement en eau (source TF1News), lié à la dis­pa­ri­tion des glaciers.

Sandra Ktourza

 

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