02.12.2011
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Vincent Peillon : « une grande réforme pour refonder l'école »

Vincent Peillon, député euro­péen (PS), est chargé de l'éducation dans l'équipe de cam­pagne de François Hollande, can­di­dat socia­liste à la pré­si­den­tielle. Il entame, ce lundi 5 décembre, une série de ren­contres avec le monde ensei­gnant. Entretien.

Vincent Peillon, chargé de l'éducation auprès de François Hollande (©José Lavezzi)

Vincent Peillon (photo ©José Lavezzi)


Si le PS revient au pou­voir en 2012, quelles seront les mesures d'urgence pour l'école ?

Il faut d'abord par­tir d'un diag­nos­tic. Le sys­tème sco­laire est confronté à des pro­blèmes struc­tu­rels : des temps sco­laires inadap­tés, qui ne favo­risent pas les appren­tis­sages, un échec sco­laire qui croît, de nom­breux élèves qui sortent du sys­tème sans qua­li­fi­ca­tion, des per­for­mances décli­nantes, des inéga­li­tés de réus­site crois­sante. Or les choix qui ont été faits ces der­nières années, au lieu de résoudre ces pro­blèmes, les ont accrus : on a divisé par trois l'accueil des jeunes enfants à la mater­nelle, on n'a pas fait les efforts néces­saires sur le taux d'encadrement au CP et en pri­maire, on a sup­primé la for­ma­tion des ensei­gnants, on a fra­gi­lisé les zones où se cumulent les plus grandes dif­fi­cul­tés... La consé­quence logique de cette œuvre de des­truc­tion, jus­ti­fiée par une approche comp­table mais sur­tout idéo­lo­gique, c'est une dégra­da­tion de la qua­lité pédagogique.

Face à cette situa­tion, nous avons un double objec­tif : cas­ser le noyau dur de l'échec sco­laire et mettre en place une réforme incluant la for­ma­tion des ensei­gnants, une remise à plat du temps sco­laire et des pro­grès concer­tés sur les méthodes et le métier. Les élec­tions ont lieu en mai, tout ne se fera pas immé­dia­te­ment. François Hollande l'a dit : les dés pipés de la ren­trée 2012 auront déjà été jetés par la droite. Il y aura quelques mesures d'urgence pour pal­lier le plus dif­fi­cile et réta­blir une confiance néces­saire. En revanche, nous pré­pa­re­rons dès l'été, en concer­ta­tion avec tous les acteurs de l'éducation, une loi de pro­gram­ma­tion qui devra être votée à l'automne.

François Hollande a annoncé, dimanche 27 novembre au Salon de l'éducation, vou­loir pas­ser « un nou­veau contrat avec l'école » en échange de « contre­par­ties ». C'est-à-dire ?

François Hollande estime que la nation tout entière doit être impli­quée dans le pro­jet de refon­da­tion de l'école, car l'école c'est la société de demain. La droite veut faire croire que l'école est un coût, alors qu'elle est un inves­tis­se­ment. Elle veut aussi faire croire qu'elle est un sys­tème clos sur lui-même, une cor­po­ra­tion, alors qu'elle est la France de demain. Cette idée est fon­da­men­tale et doit gui­der notre approche. Quant aux contre­par­ties, cela veut dire que si nous consi­dé­rons que la France n'a pas suf­fi­sam­ment investi dans son ave­nir, les moyens que nous allons mettre, sur­tout dans la période très dif­fi­cile que nous connais­sons et l'état cala­mi­teux des finances publiques que nous laisse la droite, doivent être utiles et donc s'accompagner d'une réforme du sys­tème. La réflexion est ouverte. Pour le dire autre­ment : les moyens n'ont de sens qu'au ser­vice de fina­li­tés débat­tues, cla­ri­fiées, assu­mées. Une grande réforme est néces­saire pour refon­der l'école et per­mettre à la nation de retrou­ver le che­min du progrès.

La pro­por­tion d'élèves en dif­fi­culté face à l'écrit est en aug­men­ta­tion(1) : près d'un élève sur cinq est concerné en début de 6e. Que proposez-vous pour lut­ter contre l'échec scolaire ?

Les chiffres sont très durs mais c'est une réa­lité qu'il faut regar­der en face : en 6e, 15% du public est en grande dif­fi­culté, 40% en dif­fi­culté. Ils signent l'échec d'un grand nombre d'élèves, ce qui est insup­por­table, mais aussi l'échec d'une poli­tique qui n'a cessé de jus­ti­fier ses réformes de régres­sion au nom de la lutte contre l'échec sco­laire. Le Ministre veut évaluer tout le monde tout le temps : il n'a que ce mot à la bouche. Mais les évalua­tions de sa poli­tique sont toutes très sévères : régres­sions sur tous les plans. Pour inver­ser la ten­dance, nous avons trois leviers pour agir : don­ner la prio­rité à la mater­nelle et à l'enseignement dès l'école pri­maire, avec une insis­tance sur le CP, et mener des actions spé­ci­fiques à des­ti­na­tion des élèves situés dans les zones en dif­fi­cul­tés. Cela pren­dra du temps et des moyens mais c'est fon­da­men­tal, tout comme un retour, et c'est le troi­sième levier, à la for­ma­tion ini­tiale et conti­nue des ensei­gnants pour leur don­ner les moyens péda­go­giques d'agir le plus effi­ca­ce­ment possible.

Comment comptez-vous reva­lo­ri­ser le métier d'enseignant et enrayer la crise des voca­tions actuelles ?

Tout a été fait pour déva­lo­ri­ser ce métier. Il y a eu des attaques sans pré­cé­dent des plus hautes auto­ri­tés de l'Etat : moque­rie sur l'enseignement de La Princesse de Clèves, affir­ma­tion que l'instituteur est infé­rieur au curé ou au pas­teur pour ensei­gner le sens de la vie... A tra­vers la moque­rie du savoir ou les attaques contre la laï­cité, c'est l'école de la République qui est atteinte. Pour nous, l'éducation natio­nale est une grande ambi­tion. Vouloir le bien de l'école, c'est vou­loir le bien de la France. Les ensei­gnants pré­parent la France de demain. Ce rôle doit leur être reconnu. Il jus­ti­fie d'être valo­risé, sou­tenu, respecté.

Dès lundi (5 décembre), à la demande de François Hollande et en lien étroit avec lui, nous com­men­çons une concer­ta­tion avec tous les acteurs de l'école. Il faut ouvrir la dis­cus­sion sur tous les aspects du métier : for­ma­tion ini­tiale et conti­nue, recru­te­ment et pré­re­cru­te­ment, méthodes et condi­tions de tra­vail, mis­sions du métier, dérou­le­ment de car­rière... Il n'y aura pas de réforme contre les ensei­gnants mais cha­cun sait, les ensei­gnants les pre­miers, qu'on ne peut pas en res­ter là. Il n'y a pas de sujet tabou dès lors que nous sommes conduits par une unique ambi­tion : la réus­site de tous les élèves, et donc de notre pays. François Hollande m'a demandé d'aller au bout de la concer­ta­tion. L'enjeu est trop impor­tant pour en res­ter à des pos­tures et ne pas trou­ver en nous les res­sources pour inven­ter du neuf. C'est la feuille de route qu'il m'a don­née et, avec l'équipe qui m'entoure, nous allons l'appliquer.

Que préconisez-vous en termes de rythmes scolaires ?

Nous avons un pro­blème spé­ci­fique en France : si l'on com­pare aux autres pays de l'OCDE, les élèves tra­vaillent moins de jours par an, nota­ble­ment, mais ils ont plus d'heures dans l'année. La consé­quence est immé­diate : en ampli­tude horaire, les jour­nées sont sur­char­gées. Tous les spé­cia­listes estiment que c'est nui­sible aux appren­tis­sages des élèves et à la bonne santé des enfants. Je suis donc en faveur d'un allè­ge­ment de la jour­née de classe — ce qui ne doit pas vou­loir dire moins de temps passé chaque jour à l'école — com­pensé par un allon­ge­ment de la semaine là où elle a été ampu­tée et, pour­quoi pas, de l'année sco­laire. Nous pro­po­sons de faire cette réforme qui n'a jamais été faite, sans doute à cause de pré­ju­gés tenaces et d'intérêts puis­sants. Mais aussi parce que jusqu'ici les réformes ont trop sou­vent servi à habiller les régres­sions. Dans tous les cas, nous pren­drons nos res­pon­sa­bi­li­tés. L'école de la République est for­te­ment atta­quée; nous devons la refon­der. Mais nous n'avancerons pas mas­qués, c'est pour­quoi je parle d'une grande réforme.

François Hollande s'est engagé à recréer 60 000 postes en cinq ans. Est-ce bien rai­son­nable en période d'austérité budgétaire ?

Il s'agit de 60 000 postes en tout, incluant des postes d'enseignants mais aussi d'encadrement, de santé sco­laire, de pré­ven­tion de la vio­lence, d'accueil et d'accompagnement des publics en dif­fi­culté... C'est un très curieux débat qui tra­duit un désa­mour de la France pour l'école. On ne pour­rait pas faire pour l'école ce que l'on s'apprête à faire pour les pri­sons, ou ce que l'on a fait beau­coup plus for­te­ment pour la res­tau­ra­tion. C'est un choix de valeurs et de société. Est-il le bon, y com­pris pour la com­pé­ti­ti­vité de notre pays ? Je ne le crois pas.

Nous devrions prendre le pro­blème à l'inverse. Si l'on veut réta­blir la for­ma­tion, oui ça coû­tera des postes. Peut-on ne pas le faire ? Et l'accueil des petits à la mater­nelle ? Et les rem­pla­ce­ments ? Et l'accompagnement des han­di­ca­pés ? Il faut savoir ce qu'on veut ! Il s'agit d'un inves­tis­se­ment qui coû­tera 2,5 mil­liards d'euros en 2012, 1,9 mil­liards selon l'Institut de l'entreprise, alors que la sup­pres­sion de la TVA dans la res­tau­ra­tion coûte chaque année 3 mil­liards d'euros et que 75 mil­liards ont été dépen­sés en cadeaux fis­caux ces cinq der­nières années. Au-delà des chiffres, il s'agira sur­tout de bien uti­li­ser ces postes. On ne peut pas ne pas le faire si l'on veut amé­lio­rer nos per­for­mances glo­bales. Il faut bien com­prendre aussi qu'il s'agit en réa­lité d'économies, car l'échec sco­laire coûte très cher à la société, et d'un inves­tis­se­ment, indis­pen­sable pour pré­pa­rer l'avenir de notre pays, car les niveaux de crois­sance sont étroi­te­ment liés aux niveaux d'instruction, d'éducation et de qualification.

L'annonce de Luc Chatel, ministre de l'Education natio­nale, d'une reva­lo­ri­sa­tion du salaire des ensei­gnants débu­tants à par­tir de février 2012, ne va-t-elle pas dans le bon sens ?

C'est tar­dif et un peu élec­to­ra­liste, très par­cel­laire puisque cela ne concerne qu'une petite mino­rité des ensei­gnants, et c'est assez faible, au moins au-delà du troi­sième éche­lon. Nous sommes très éloi­gnés en tout cas de ce qui est néces­saire pour régler la crise des recru­te­ments. Je vous rap­pelle que l'année de stage était rému­né­rée. Mais c'est tou­jours un pas de fait et cela ne mérite pas de polé­miques inutiles.

En tant qu'ancien ensei­gnant, agrégé en phi­lo­so­phie, pensez-vous qu'il faille anti­ci­per son enseignement ?

Je res­pecte pro­fon­dé­ment les dis­ci­plines. Et donc je n'en pri­vi­lé­gie aucune. Car je crois que nous aurons à réflé­chir sur les horaires du lycée. Ce débat doit être ouvert avec tous dans une logique d'intérêt géné­ral. Il n'est jamais l'accumulation d'intérêts particuliers.

Vous êtes aussi en charge de l'université. Or plu­sieurs sont en défi­cit et ne par­viennent pas à bou­cler leur bud­get pour 2012. Faut-il abro­ger la loi LRU ?

Il faut la réfor­mer et nous le ferons. Il y a un para­doxe : le pas­sage aux res­pon­sa­bi­li­tés et com­pé­tences élar­gies a conduit à une mise sous tutelle de plu­sieurs uni­ver­si­tés ! Il y a de vrais pro­blèmes de gou­ver­nance, mais aussi de moyens, puisque l'Etat ne res­pecte pas ses enga­ge­ments. Les uni­ver­si­tés sont en défi­cit, les moyens ne sont pas au rendez-vous, il va y avoir des sup­pres­sions d'offres péda­go­giques et sans doute de postes. L'autonomie est un bon prin­cipe mais aujourd'hui, la réa­lité c'est qu'il conduit à moins d'autonomie. Il faut remettre l'ouvrage sur le métier.

Mais notre souci majeur, c'est celui des pre­miers cycles uni­ver­si­taires. Il y a une concen­tra­tion insup­por­table de l'échec. Des cohortes d'étudiants sont diri­gées vers des impasses. La ques­tion de l'orientation est cen­trale. Il est essen­tiel de réunir, plu­tôt que d'opposer, les uni­ver­si­tés, les classes pré­pas et les IUT. Nécessaire aussi de mieux har­mo­ni­ser les tran­si­tions entre secon­daire et supé­rieur. Nous n'avons pas d'a priori mais nous avons des objec­tifs et une volonté, et nous sommes prêts à explo­rer tous les pos­sibles pour avan­cer, parce que c'est l'intérêt du pays. A la demande de François Hollande, nous allons aussi com­men­cer les concer­ta­tions avec les dif­fé­rents acteurs de l'enseignement supé­rieur et de la recherche.


Propos recueillis par Charles Centofanti

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Vos réactions :

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jazal
le 2 décembre 2011

j'ai bien relevé que la réforme ne se fera pas contre les ensei­gnants. Je pense que les ensei­gnants sont très dif­fé­rents et qu'ils peuvent indi­vi­duel­le­ment être contre toute modi­fi­ca­tion de leur sta­tut actuel et en consé­quence s'opposer à la future réforme. Cela a déjà été le cas il est, hélas, pos­sible que ça se reproduise.

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republicain
le 7 décembre 2011

Les ana­lyses des der­niers scru­tins le démontrent, les ensei­gnants ne sont plus un mar­ché élec­to­ral cap­tif au ser­vice du Parti socia­liste. Lors des der­nières pré­si­den­tielles, de nom­breux pro­fes­seurs votèrent pour François Bayrou et même pour Nicolas Sarkozy.
La mon­tée en puis­sance de F Bayrou s’explique en grande par­tie par le sou­tien que lui appor­tèrent de nom­breux ensei­gnants après l’annonce faite par Ségolène Royal de 35 heures de pré­sence pour les ensei­gnants dans le secon­daire.
Les deux can­di­dats avaient su répondre aux attentes d’une pro­fes­sion déso­rien­tée. Depuis, le départ de Xavier Darcos et l’arrivée de Luc Chatel ont déses­péré ceux qui avaient voté Sarkozy .
François Hollande a pro­fité de l’« anti-sarkosysme » des pro­fes­seurs lors des pri­maires. Tous les espoirs du monde éduca­tif repo­saient sur lui.
Aujourd’hui le pacte éduca­tif du PS se des­sine et avec lui un arrière-goût de Claude ALLEGRE. Entre Hollande et les profs c’est le temps de la gueule de bois.
En don­nant à Vincent Peillon la res­pon­sa­bi­lité de défi­nir son « pacte éduca­tif », F Hollande prend le risque de se « ségoléniser »...

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lnkg
le 13 décembre 2011

J'attire votre atten­tion sur le fait que l'une des réformes prio­ri­taire dans l'éducation natio­nale serait cer­tai­ne­ment de per­mettre aux per­son­nels d'éducation (assis­tants d'éducation et assis­tants péda­go­giques) qui assurent à la fois la sécu­rité, l'encadrement et la réus­site de tous les élèves, d'avoir, comme le sti­pule la loi , un droit à une vali­da­tion d'acquis et d'expérience à la fin de leur contrat. Actuellement, aux termes des nos 6 ans de fonc­tion, nous n'avons plus qu'à poin­ter au chô­mage et à pos­tu­ler dans des domaines autres que ceux cor­res­pon­dant à nos expé­riences pro­fes­sion­nelles. Alors que nous avons des fonc­tions et des mis­sions de plus en plus variées et éten­dues , nous ne sommes pas consi­dé­rés comme un métier et n'existons pas.
J'encourage donc Mr Peillon dans sa démarche et l'invite à prendre en consi­dé­ra­tion les per­son­nels qui per­mettent le bon fonc­tion­ne­ment des établis­se­ments sco­laires de France

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Laure
le 22 décembre 2011

Quelle est votre posi­tion concer­nant les pers­pec­tives de car­rière des pegc ? Perspectives qui auraient dû être les mêmes que pour les certifiés,ce qui est très loin de la réa­lité.
Merci

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MOI
le 30 décembre 2011

Je ne vois rien dans ce énième pro­jet d'intéressant. Le PS ne fait que réagir à l'UMP ... A quand une réelle ambi­tion ? A quand des profs qui ne seraient plus écra­sés par la bêtise minis­té­rielle ? A quand des pro­fes­seurs, per­son­nels éduca­tifs et autres qui ne seraient plus pauvres ?! Voilà ce qui est attendu ! Le reste se ferait si facilement ...

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laïk
le 23 janvier 2012

N'oubliez pas qu'il n'y a pas que le rythme de l'élève a prendre en consi­dé­ra­tion, n'oubliez pas les ensei­gnants, les uns ne vont pas sans les autres et vous avez ten­dance à ne par­ler que du rythme de l'élève et abso­lu­ment pas du rythme des ensei­gnants.
Les profs ont besoin de faire un vrai break avec le rythme de l'école. Les huit semaines d'été sont plus que néces­saire psy­cho­lo­gi­que­ment pour se rechar­ger et ne sont pas de trop, sur­tout lorsque l'on tra­vaille en moyenne 50 heures par semaine en pri­maire. Ne nous pre­nez pas le peu qu'il nous reste ! car en plus nos salaires sont plus que démo­ti­vants à l'heure actuelle, nous sommes parmi les plus mal payés d'Europe ! Merci.

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mestrodine
le 10 février 2012

Monsieur Peillon,

Comme vous le savez, si les pro­fes­seurs sont dévoués, comme vous l'affirmez, ils ont aussi besoin de vivre cor­rec­te­ment.
La fai­blesse des salaires est un sujet récurent en salle des profs.
Le PS ne devrait pas faire mine de ne pas s'occuper de ce pro­blème de rému­né­ra­tion. L'attractivité du métier passe aussi par là.

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L.
le 4 mai 2012

Mes deux gar­çons ont été diag­nos­ti­qués pré­coces cette année : un en élémen­taire CE1 et un au col­lège 6ème.
Le pro­vi­seur nous explique qu'il y aurait 1 à 2 élèves pré­coces en moyenne par classes. (8 classes de 6ème)
Les ensei­gnants sont dému­nis face à leurs capa­ci­tés et com­plexi­tés.
Pourquoi ne pas faire une classe au col­lège avec une majo­rité de ces enfants qui entre eux se com­prennent et s'acceptent pour vivre mieux l'école.
Pourquoi cela n'intéresse per­sonne ? Pourquoi les familles sont lais­sées seules ? et leurs enfants en échec ? Pourquoi il faut abso­lu­ment les mettre dans des écoles spé­cia­li­sées soient loin car rares soient coû­teuses ?
Alors que ces enfants de la République sont nom­breux, sen­sibles et ils pour­raient en les regrou­pant avec des enfants sco­lai­re­ment fort , libé­rer des classes où les pro­fes­seurs auraient plus de temps pour les enfants moyens ou avec des dif­fi­cul­tés.
Merci à vous de me lire et bonne journée.

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