23.11.2011

Sept établissements du supérieur, et non huit, sous surveillance financière

Sept établis­se­ments d'enseignement supé­rieur, et non huit comme indi­qué dans un pre­mier temps par erreur par le minis­tère de l'Enseignement supé­rieur, ont été pla­cés sous sur­veillance des rec­teurs après deux défi­cits suc­ces­sifs, a-t-on appris mer­credi de sources concordantes.

Ces établis­se­ments sont l'université Paris-6 Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), l'ENS Cachan, Paris-13, l'université de Savoie, Bordeaux-3, Limoges et l'INSA de Rouen, soit cinq uni­ver­si­tés et deux grandes écoles, a-t-on appris auprès du minis­tère de l'Enseignement supérieur.

En revanche, l'université de Nice Sophia Antipolis ne figure plus dans cette liste, ont affirmé à l'AFP le minis­tère et le rec­to­rat de Nice.

"Après réexa­men des comptes, Nice Sophia Antipolis n'est pas dans la liste des uni­ver­si­tés sous sur­veillance des rec­teurs. Elle était bien en défi­cit en 2009, mais le bud­get 2010 n'est pas en défi­cit", a assuré un porte-parole du rec­to­rat de Nice.

Entre la semaine der­nière, quand le minis­tère avait évoqué huit établis­se­ments, et cette semaine, de nou­veaux éléments de Nice Sophia Antipolis sont par­ve­nus au minis­tère, selon des sources proches du dossier.

Jeudi 17 novembre, le ministre de l'Enseignement supé­rieur Laurent Wauquiez avait annoncé que les bud­gets de huit établis­se­ments seraient défi­nis par les rec­teurs et qu'un "comité des pairs" allait être créé pour accom­pa­gner leur ges­tion budgétaire.

Interrogé mer­credi, le minis­tère a pré­cisé qu'il "accom­pa­gnera de très près" ces établis­se­ments et que le comité des pairs "se réunira régu­liè­re­ment avec les équipes uni­ver­si­taires dans le but qu'elles retrouvent la meilleure situa­tion bud­gé­taire pos­sible en 2012".

Les uni­ver­si­tés et grandes écoles en ques­tion ont enre­gis­tré un bud­get défi­ci­taire en 2009 et 2010. La situa­tion du bud­get 2011 n'est pas encore connue, les comptes devant être arrê­tés en mars 2012.

"Les rai­sons de ces défi­cits sont sou­vent tech­niques (régu­la­ri­sa­tions comp­tables deman­dées par les com­mis­saires aux comptes). Dans cer­tains cas, la ges­tion et la situa­tion finan­cière des établis­se­ments méritent dêtre regar­dées atten­ti­ve­ment", avait indi­qué la semaine der­nière le ministère.

Le comité des pairs est com­posé du rec­teur et des membres de l'université concer­nés, de deux anciens pré­si­dents d'université recon­nus pour leur com­pé­tence en matière bud­gé­taire et des équipes du ministère.

Depuis la loi LRU-Pécresse de 2007 sur l'autonomie des uni­ver­si­tés, près de 90% des uni­ver­si­tés fran­çaises sont pas­sées à l'autonomie et gèrent donc elles-mêmes leur bud­get et leurs res­sources humaines.


 

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