"Les universités ne peuvent plus accueillir dans des cursus uniques des étudiants de provenance et de niveaux très différents"

26.10.2011 0
Le site du Céreq, Centre d'étude et de recherche sur les qua­li­fi­ca­tions, vient de mettre en ligne des entre­tiens vidéos avec Yves Lichtenberger, pro­fes­seur de socio­lo­gie à l'université de Paris-Est, ancien pré­sident du PRES Paris-Est et ancien direc­teur du Céreq. Dans ces entre­tiens, Yves Lichtenberger pré­sente entre autres l'essai dont il est le co-auteur, "Faire réus­sir nos étudiants, faire pro­gres­ser la France : pro­po­si­tions pour un sur­saut vers la société de la connais­sance". Tour d'horizon.

Yves Lichtenberger traite de trois sujets dans ces entre­tiens : son étude  (dis­po­nible en inté­gra­lité et sous forme de syn­thèse sur le site de Terra Nova) et les pro­po­si­tions qu'elle contient pour amé­lio­rer le pre­mier cycle uni­ver­si­taire et lut­ter contre l'échec, la rela­tion entre "orien­ta­tion et sélec­tion à l'entrée de l'université", enfin "la voca­tion des jeunes pour la recherche et les car­rières scien­ti­fiques en France".

Parmi les idées pré­sen­tées dans son rap­port, qui fait l'objet d'un des entre­tiens vidéos, on note la pro­po­si­tion de sup­pri­mer les cours magis­traux et celle de créer des par­cours dif­fé­ren­ciés, "les uni­ver­si­tés ne [pou­vant] plus accueillir dans des cur­sus uniques des étudiants de pro­ve­nance et de niveaux très différents".

L'orientation est une coproduction

La poli­tique d'orientation doit égale­ment être entiè­re­ment revue : elle "ne s'arrête pas à l'entrée à l'université : elle doit se pour­suivre au moins jusqu'à la fin du L2 car l'étudiant doit pou­voir se réorien­ter en fonc­tion du bilan concret qu'il tire de ses pre­miers semestres d'études [...]". Elle devra "désor­mais être une copro­duc­tion dans le cadre d'un par­te­na­riat incluant les acteurs clas­siques de l'orientation, les ensei­gnants, les ser­vices publics de l'emploi, les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, etc".

42 heures d'enseignement pour les chercheurs

Le rap­port pré­co­nise égale­ment de repen­ser le diplôme de mas­ter "comme un diplôme de haut niveau en deux ans avec une sélec­tion à l'entrée (en M1)".

Enfin, une réflexion est menée sur les sta­tuts de cher­cheur et d'enseignant-chercheur. Afin de les uni­for­mi­ser davan­tage, le rap­port sug­gère "d'introduire une obli­ga­tion d'enseignement mini­mal annuel pour les cher­cheurs, par exemple 42 heures annuelles, soit un tiers du ser­vice actuel des enseignants-chercheurs."

Une uni­ver­sité sans cours magis­traux, aux par­cours dif­fé­ren­ciés adap­tés au pro­fil de cha­cun, une orien­ta­tion effi­cace construite sur le long terme et en par­te­na­riat, des cher­cheurs ensei­gnant... quelques pistes uto­pistes ou réel­le­ment per­cu­tantes pour assu­rer la réus­site de tous ?

Sandra Ktourza

 

Vous souhaitez réagir sur cet article :

Open-close

Modération par la rédaction de VousNousIls.

Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Vos réactions :

Open-close
Aucune réaction