Le tribunal administratif réintégre des enfants de réfugiés privés de cantine
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans une ordonnance rendue vendredi, contraint la mairie UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise) à accueillir des enfants de réfugiés à la cantine et dans d'autres structures périscolaires, ce qu'elle refusait depuis plusieurs mois, a-t-on appris mercredi.
Le tribunal considère que "la décision par laquelle le maire de Saint-Gratien refuse l'accès aux services périscolaires (restaurants scolaires, études et centre de loisir" aux enfants "porte une atteinte grave et immédiate à l'intérêt des ces enfants".
En juin, des parents d'élèves et des enseignants du SNUipp avaient dénoncé la décision de la mairie de refuser à une vingtaine d'enfants de réfugiés domiciliés au même endroit, l'accès aux services périscolaires tels que la cantine, la garderie et les centres de loisirs.
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, avait jugé "choquant" que des enfants de réfugiés, bien que scolarisés à Saint-Gratien, ne puissent pas manger à la cantine, tout en soulignant que cette décision était du ressort de la municipalité.
De son côté, la mairie avait estimé qu'"il ne relève pas des collectivités locales d'assumer le coût de services à destination de familles en hébergement provisoire déjà pris en charge par l'Etat".
"Personne ne meurt de faim à Saint-Gratien ou n'accède pas à la bibliothèque", déclare la maire (UMP), Jacqueline Eustache-Brinio, dans un communiqué.
La FCPE 95 et le collectif 35 se sont réjouis de la décision du tribunal administratif. "La discrimination dont les 29 enfants étaient victimes depuis plus d'un an a été levée et les principes d'égalité entre tous les enfants doivent être maintenant respectés par la Municipalité de Saint-Gratien", déclare la FCPE 95.
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