Malaise enseignant : la parole se libère
Le suicide par immolation de Lise Bonnafous, enseignante de mathématiques à Béziers, a libéré la parole des enseignants, de plus en plus nombreux à dénoncer le malaise qui ronge la profession.
Environ 800 personnes ont entrepris hier à Montpellier une marche pour rendre hommage à la professeure décédée et dénoncer les conditions de travail difficiles de la plupart des enseignants, responsables de "dépressions qui concernent 40% des professeurs" et de "39 suicides par an sur 100 000 personnes", selon les porte-paroles du cortège.
Les syndicats de la FSU avaient déjà appelé à un "débat" sur le malaise enseignant, après le suicide de Lise Bonnafous. Bernard Duffourg, secrétaire académique du Snes, a précisé qu'il avait demandé au ministre "d'accorder à la rentrée une ou deux journées pour mettre à plat dans chaque établissement les problèmes et trouver des solutions", soulignant notamment la pénurie aggravée de médecins de prévention.
- avec AFP


