20.10.2011

Malaise enseignant : la parole se libère

Depuis le sui­cide par immo­la­tion de l'enseignante de Béziers, les actes dénon­çant le malaise des pro­fes­sion­nels de l'Education natio­nale se multiplient.

Le sui­cide par immo­la­tion de Lise Bonnafous, ensei­gnante de mathé­ma­tiques à Béziers, a libéré la parole des ensei­gnants, de plus en plus nom­breux à dénon­cer le malaise qui ronge la profession.

Environ 800 per­sonnes ont entre­pris hier à Montpellier une marche pour rendre hom­mage à la pro­fes­seure décé­dée et dénon­cer les condi­tions de tra­vail dif­fi­ciles de la plu­part des ensei­gnants, res­pon­sables de "dépres­sions qui concernent 40% des pro­fes­seurs" et de "39 sui­cides par an sur 100 000 per­sonnes", selon les porte-paroles du cortège.

Les syn­di­cats de la FSU avaient déjà appelé à un "débat" sur le malaise ensei­gnant, après le sui­cide de Lise Bonnafous. Bernard Duffourg, secré­taire aca­dé­mique du Snes, a pré­cisé qu'il avait demandé au ministre "d'accorder à la ren­trée une ou deux jour­nées pour mettre à plat dans chaque établis­se­ment les pro­blèmes et trou­ver des solu­tions", sou­li­gnant notam­ment la pénu­rie aggra­vée de méde­cins de prévention.


Source(s) :
  • avec AFP