19.10.2011

Ouverture à Lyon de la première épicerie solidaire étudiante de France

La pre­mière épice­rie soli­daire étudiante de France, avec des prix équi­va­lents à "20% de ceux des super­mar­chés" pour les bud­gets ser­rés, ouvrira jeudi matin sur le cam­pus prin­ci­pal de l'Université Lyon-I, selon ses responsables.

L'idée est née en 2008 au sein de la Fédération des asso­cia­tions géné­rales étudiantes (Fage) et de son antenne lyon­naise, Gaelis, au vu "de la pré­ca­rité crois­sante des étudiants", péna­li­sante pour leur réus­site uni­ver­si­taire, a expli­qué à l'AFP Jillian Chazalette, res­pon­sable du pro­jet Agoraé.

"On s'est aper­çus que les étudiants fré­quen­taient peu les Restos du Coeur ou les épice­ries soli­daires clas­siques, sans doute parce que les horaires ne conve­naient pas, d'où la volonté d'adapter ce concept à nos spé­ci­fi­ci­tés", pour­suit l'étudiant en médecine.

Après un an de tra­vail, Agoraé doit ouvrir jeudi matin sur le cam­pus de La Doua, à Villeurbanne, et mêlera épice­rie pour les étudiants les moins for­tu­nés et "lieu de vie ouvert à tous", pour éviter la stig­ma­ti­sa­tion des pre­miers et "favo­ri­ser la mixité sociale".

Côté épice­rie, ali­men­ta­tion, pro­duits d'hygiène et maté­riel sco­laire seront pro­po­sés "pour 20% des prix en super­mar­ché", les étudiants béné­fi­ciaires étant soit adres­sés par les assis­tantes sociales de l'université, soit admis sur décla­ra­tion de revenus.

Avec un bud­get annuel "d'environ 50.000 euros", le com­merce tour­nera grâce à un par­te­na­riat avec la Banque ali­men­taire, qui four­nit une par­tie des pro­duits, ainsi qu'à des sub­ven­tions des mai­ries, de la région et d'une dizaine de par­te­naires privés.

Le "lieu de vie", avec cana­pés, jeux de société, musique et presse à dis­po­si­tion, accueillera notam­ment les per­ma­nences d'un psy­cho­logue, d'un avo­cat et d'une asso­cia­tion de consom­ma­teurs, et orga­ni­sera chaque semaine une dis­tri­bu­tion de paniers bio ouverte sans cri­tères de revenus.

L'Agoraé lyon­naise, qui devrait être sui­vie "dans le cou­rant de l'année" de pro­jets simi­laires à Nice, Brest, Lille et Strasbourg, sera tenue par des béné­voles étudiants ainsi que par deux jeunes en ser­vice civique, "qui seront là trente heures par semaine", selon M. Chazalette.


 

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