Maternelles: Luc Chatel "fait machine arrière", se félicite le SE-Unsa
Le syndicat d'enseignants SE-Unsa (primaire et secondaire) se félicite que le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, fasse "machine arrière" par rapport au projet initial du ministère concernant les élèves de fin de maternelle, dans un communiqué publié mercredi.
Le projet du ministère ne constitue pas "une évaluation" mais "un repérage précoce de la difficulté scolaire" et "des lacunes qui entacheront les apprentissages", a affirmé M. Chatel dans un entretien au Monde daté jeudi.
"Aux enseignants de maternelle, nous voulons proposer des outils de repérage qui ne seront pas des tests et qui ne classeront pas les enfants", a-t-il dit, ajoutant ne pas savoir à l'heure actuelle si les "observations sur le comportement" seraient maintenues dans la version finale du projet.
Les qualificatifs "à risque" et "à haut risque" ne figureront plus dans le document, a-t-il ajouté.
"Ce recul est à mettre à l'actif de la mobilisation initiée par le SE-Unsa", relève Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat dont la pétition sur internet (http://pasdetrienmaternelle.fr) recueillait mercredi en milieu d'après-midi près de 15.800 signatures.
Le syndicat souligne que "l'école maternelle doit rester le temps des situations d'apprentissages adaptées à chacun, pour une scolarité réussie".
"Il ne sert à rien d'afficher l'ambition de lutter contre la difficulté scolaire dès la maternelle si l'on continue à priver chaque année davantage l'école de ses moyens et de ses expertises. C'est pourtant ce que prévoit, comme les années précédentes, le budget 2012", conclut M. Chevalier.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.


