19.10.2011

Maternelles: Luc Chatel "fait machine arrière", se félicite le SE-Unsa

Le syn­di­cat d'enseignants SE-Unsa (pri­maire et secon­daire) se féli­cite que le ministre de l'Education natio­nale, Luc Chatel, fasse "machine arrière" par rap­port au pro­jet ini­tial du minis­tère concer­nant les élèves de fin de mater­nelle, dans un com­mu­ni­qué publié mercredi.

Le pro­jet du minis­tère ne consti­tue pas "une évalua­tion" mais "un repé­rage pré­coce de la dif­fi­culté sco­laire" et "des lacunes qui enta­che­ront les appren­tis­sages", a affirmé M. Chatel dans un entre­tien au Monde daté jeudi.

"Aux ensei­gnants de mater­nelle, nous vou­lons pro­po­ser des outils de repé­rage qui ne seront pas des tests et qui ne clas­se­ront pas les enfants", a-t-il dit, ajou­tant ne pas savoir à l'heure actuelle si les "obser­va­tions sur le com­por­te­ment" seraient main­te­nues dans la ver­sion finale du projet.

Les qua­li­fi­ca­tifs "à risque" et "à haut risque" ne figu­re­ront plus dans le docu­ment, a-t-il ajouté.

"Ce recul est à mettre à l'actif de la mobi­li­sa­tion ini­tiée par le SE-Unsa", relève Christian Chevalier, secré­taire géné­ral du syn­di­cat dont la péti­tion sur inter­net (http://pasdetrienmaternelle.fr) recueillait mer­credi en milieu d'après-midi près de 15.800 signatures.

Le syn­di­cat sou­ligne que "l'école mater­nelle doit res­ter le temps des situa­tions d'apprentissages adap­tées à cha­cun, pour une sco­la­rité réussie".

"Il ne sert à rien d'afficher l'ambition de lut­ter contre la dif­fi­culté sco­laire dès la mater­nelle si l'on conti­nue à pri­ver chaque année davan­tage l'école de ses moyens et de ses exper­tises. C'est pour­tant ce que pré­voit, comme les années pré­cé­dentes, le bud­get 2012", conclut M. Chevalier.


 

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