Maternelles: les termes "à risque" vont disparaître, confirme Chatel
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a confirmé mercredi au Monde que l'emploi des qualificatifs "à risque" et "à haut risque" ne figureront plus dans le projet destiné à "repérer" en fin de maternelle les élèves présentant des difficultés.
Selon le projet initial, intitulé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", les enseignants devaient classer les élèves dans trois catégories: "RAS" (rien à signaler), "risque" et "haut risque", à l'issue d'une phase de "repérage" entre novembre et décembre sur "le comportement à l'école, le langage, la motricité et la conscience phonologique" des élèves.
Les termes "à risque" et "à haut risque" ne figureront plus dans le projet, a dit M. Chatel au Monde daté de jeudi, "je reconnais là qu'il y a une maladresse dans le choix des termes".
Mardi, devant les députés, la secrétaire d'Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab avait déjà qualifié de "maladresse" le choix de ces qualificatifs et indiqué qu'ils "disparaîtront du document de travail".
M. Chatel a redit que le projet ne constituait pas "une évaluation" mais "un repérage précoce de la difficulté scolaire" et "des lacunes qui entacheront les apprentissages". "Aux enseignants de maternelle, nous voulons proposer des outils de repérage qui ne seront pas des tests et qui ne classeront pas les enfants", a-t-il assuré.
"Je ne sais pas encore si nous maintiendrons des observations sur le comportement dans la version finale", a ajouté le ministre.
Ces qualificatifs ont particulièrement choqué syndicats d'enseignants, parents et spécialistes de l'enfance qui ont dénoncé la semaine dernière un "tri" et un "étiquetage" des élèves pouvant "compromettre l'estime de soi". Ils ont réclamé le retrait du projet.
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