Education/psychologues: des organisations tirent la sonnette d'alarme
Des syndicats d'enseignants et des associations de psychologues accusent l'Education nationale de "saborder son réseau de psychologues" alors qu'ils jouent un rôle important dans "le développement de l'autonomie" des jeunes, dans un communiqué publié mercredi.
"Alerte! La place, la formation et le recrutement des psychologues de l'Education nationale (sont) en danger", lancent les syndicats et organisations Acop-France, AFPEN, SFPsy, Snes-FSU, SNP, SNPsyEN-UNSA, SNUipp-FSU.
"Alors que (...) les phénomènes de violence contre les autres et contre soi se manifestent à un âge de plus en plus jeune, l'Education nationale saborde son réseau de psychologues!", fustigent-ils.
"Dans les prochaines années, la moitié des effectifs des psychologues de l'Education nationale aura disparu", écrivent les signataires.
"Les conséquences de la baisse des recrutements sont déjà sensibles: plus de 300 postes de psychologues du premier degré (sur 3.600) sont vacants et plus de 600 postes (sur 4.500) de conseiller d'orientation-psychologue pour le second degré sont actuellement occupés par des contractuels", déplorent-ils.
Ils relèvent que "les enfants et les adolescents, tout particulièrement ceux qui ont des difficultés ou sont porteurs de handicap, les familles, les enseignants et toute l'institution scolaire ont dès maintenant un accès inégal et réduit à l'aide de ces psychologues dans le service public".
Par ailleurs, les organisations dénoncent une "mise à mal" de "la place et de la reconnaissance statutaire" des psychologues.
"Si cette politique est bien guidée par une volonté d'économies budgétaires, elle correspond surtout à des choix inquiétants quant à la place donnée à l'enfant et à l'adolescent, le développement de son autonomie et le rôle de sa famille et de l'école", écrivent les organisations signataires.
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